Le critère de l'opération de crédit. Analyse comparée droit de l'UMOA / droit de l'UE
| Auteur / Autrice : | Yawo Hugues Tossou |
| Direction : | Hervé Causse |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit privé et sciences criminelles |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/03/2025 |
| Etablissement(s) : | Université Clermont Auvergne (2021-...) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des sciences économiques, juridiques, politiques et de gestion (Clermont-Ferrand) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre Michel de L'Hospital CMH UR 4232 |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Réaliser des opérations de crédit de manière habituelle est une activité strictement encadrée, soumise à un agrément. Pourtant, aucune définition juridique précise ne permet, à ce jour, de dire clairement ce qu'est, en substance, une opération de crédit. Les réglementations bancaires, que ce soit dans l'Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA) ou dans l'Union européenne (UE), se contentent de dresser des listes d'actes considérés comme des opérations de crédit, sans en expliquer véritablement le fondement commun. Cette absence de définition claire crée une réelle insécurité juridique. En effet, l'étude de la jurisprudence révèle que la liste des opérations de crédit n'est pas limitative. Certains montages, pourtant construits contractuellement en dehors du champ du crédit, se voient parfois requalifiés en opérations de crédit non pas sur la base de l'intention des parties, mais à défaut de critères juridiques bien établis. Cela pose d'autant plus problème que, dans l'UMOA comme dans certains États membres de l'UE, les opérations de crédit relèvent du monopole bancaire, et leur exercice illégal peut entraîner des sanctions, y compris pénales. Dans ce contexte, les critères doctrinaux proposés jusqu'à présent peinent à rendre compte de la réalité du terrain, surtout face à un marché du crédit en constante mutation : nouveaux acteurs, nouveaux produits, montée de l'ingénierie contractuelle... Tout cela brouille encore davantage les repères traditionnels. Il devient donc urgent de réfléchir à un critère stabilisateur, capable d'identifier de manière fiable, cohérente et homogène ce qui fait, au fond, qu'une opération peut être qualifiée de crédit. Trouver ce critère permettrait de poser enfin les bases d'une définition substantielle de l'opération de crédit, aujourd'hui encore introuvable, et de garantir une meilleure sécurité juridique avec une grille d'analyse commune tant pour les opérateurs économiques, que pour les autorités de régulation et les praticiens du droit.