Le problème de borsuk à travers les polyèdres de reuleaux et les matroïdes
| Auteur / Autrice : | Gyivan Lopez Campos |
| Direction : | Jorge Luis Ramírez Alfonsín, Déborah Oliveros Braniff |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Mathématiques et Modélisation |
| Date : | Soutenance le 21/08/2025 |
| Etablissement(s) : | Université de Montpellier (2022-....) en cotutelle avec Universidad nacional autónoma (Mexico) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Information, Structures, Systèmes (Montpellier ; 2015-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut Montpelliérain Alexander Grothendieck (Montpellier ; 2003-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Shalom Eliahou |
| Examinateurs / Examinatrices : Jorge Luis Ramírez Alfonsín | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Ferenc Fodor, Marton Naszodi | |
| DOI : | 10.70675/9625990az6cfez4493z9b11za80127f35f6c |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Les objectifs principaux cette thèse sont d'étudier les deux problèmes suivants: -Équivalence de Borsuk en dimension 3: fournir une caractérisation des ensembles bornés dans R^3 ayant un nombre de Borsuk égal à 4. -Nombre de Borsuk et matroïdes : étudier le problème de Borsuk du point de vu combinatoire en considérant les polytopes de bases d'un matroïde. Le chapitre 1 contient des définitions et des résultats préliminaires qui seront utiles pour la thèse. Dans le Chapitre 2, nous traitons le problème de l’équivalence de Borsuk en dimension 3. Ce problème est motivé par la caractérisation de Boltyanski des ensembles dans un espace de Banach à deux dimensions ayant un nombre de Borsuk égal à 3 (c'est-à-dire atteignant le maximum). Il a prouvé que chaque ensemble borné n'est pas l'union de deux ensembles de diamètre plus petit si et seulement si il possède une complétion en un corps de largeur constante. Malheureusement, le même argument ne fonctionne pas dans R^3 pour les ensembles ayant un nombre de Borsuk égal à 4. Par exemple, l'ensemble des quatre sommets du tétraèdre régulier a un nombre de Borsuk égal à 4, mais sa complétion en un corps de largeur constante n'est pas unique. Nous donnons ensuite le résultat principal de ce chapitre qui assert qu'un ensemble fini de points V dans R^3 a un nombre de Borsuk égal à 4 si et seulement si V possède un sous-ensemble extrémal pour le problème de Vázsonyi, ou encore, de manière équivalente, si et seulement si V possède un sous-ensemble qui couvre un polyèdre de Reuleaux. Le chapitre 3 est dédié à l'étude du problème de Borsuk lié aux matroïdes. Le problème de trouver une solution au problème de Borsuk dans des dimensions comprises entre 4 et 63 est bien sûr le problème naturel sur lequel travailler. Nous partageons plutôt l'idée que la conjecture de Borsuk est fausse pour toutes les dimensions supérieures à 3. Notre raisonnement est que nous sommes assez sûrs qu'il existe un polytope de Reuleaux (une généralisation des polyèdres de Reuleaux) dans R^4, dont les sommets seraient le contre-exemple souhaité. Cependant, nous n'avons pas pu le trouver. Nous avons donc concentré notre attention sur le contre-exemple original de Jeff Kahn et Gil Kalai afin de voir si nous serions capables d'utiliser des techniques similaires pour construire de nouveaux contre-exemples. Nous avons découvert que le contre-exemple avait été construit en utilisant uniquement des vecteurs canoniques dans R^d avec le même poids, ce qui rend naturel de restreindre le problème de Borsuk à ces ensembles de points et de se demander si le problème de Borsuk est vrai avec cette restriction. Ce problème est connu sous le nom de problème de Borsuk 0/1. Plusieurs articles ont étudié ce problème, et autant que nous sachions, le problème de Borsuk 0/1 est vrai pour les dimensions d<10 et faux pour les dimensions d>560, de sorte qu'il existe une possibilité de trouver des contre-exemples dans les dimensions de 10 à 63 pour le problème de Borsuk 0/1, ce qui permettrait de résoudre partiellement le problème de Borsuk pour certaines dimensions manquantes, réduisant ainsi l'écart entre les dimensions où la conjecture est vraie et celles où elle est fausse. Afin de répondre à ce problème, nous introduissons la propriété d'intersection des bases d'un matroïde. Nous démontrons que si un matroïde (connexe) ou son dual ont la propriété d'intersection des bases alors il a la propriété de Borsuk. Ce dernier est étroitement lié à le nombre chromatique des graphes de Kneser. Nous démontrons également que tout matroïde de rang 2 et certains matroïdes spéciaux de rang 3 ont la propriété Borsuk. Enfin, deux classes infinies de matroïdes vérifiant la propriété d'intersection de bases et satisfaisant la propriété de Borsuk sont présentées. Dans le Chapitre 4, nous présentons quelques conclusion, des questions ouvertes et des pistes de travail futur liés aux problèmes traités dans les chapitres précédents.