La garde de la chose intelligente
| Auteur / Autrice : | Lina Bel hadj jrad |
| Direction : | Giulio-Cesare Giorgini, Anas Boukamcha |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit |
| Date : | Inscription en doctorat le 20/11/2024 |
| Etablissement(s) : | Université Côte d'Azur en cotutelle avec UNIVERSITE DE SOUSSE |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Droit et Sciences Politiques, Économiques et de Gestion |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : GREDEG - Groupe de Recherche en Droit, Economie et Gestion |
Mots clés
Résumé
Dans un monde de plus en plus automatisé, l'évolution rapide de l'intelligence artificielle (IA) soulève des questions cruciales concernant la responsabilité civile des actes commis par des systèmes autonomes. Ce projet de thèse, intitulé ''La garde de la chose intelligente'', examine comment nous attribuons la responsabilité en cas de préjudice causé par des entités intelligentes. La responsabilité civile liée à l'IA est un défi complexe, nécessitant une réflexion approfondie sur les conséquences légales de cette technologie révolutionnaire. L'IA, en tant qu'entité autonome, modifie profondément les concepts traditionnels de la responsabilité, rendant les règles juridiques actuelles souvent insatisfaisantes. La notion de garde, historiquement associée aux choses matérielles, doit être repensée pour inclure les spécificités des systèmes d'IA. Ce projet vise à identifier qui, parmi le propriétaire, l'utilisateur, le fabricant ou le concepteur, peut être considéré comme le gardien de ces choses intelligentes, et donc responsable des dommages qu'elles pourraient causer. La thèse se concentrera sur deux questions centrales : comment la chose intelligente peut être gardée ? et qui est le gardien ? La recherche adoptera une approche comparative et analytique pour évaluer si les règles juridiques traditionnelles peuvent s'adapter aux spécificités de l'IA. En effet, il est essentiel de distinguer entre les situations où l'IA est incorporée dans un support matériel et celles où elle est virtuelle, afin de déterminer si elle peut être considérée comme une chose susceptible d'être gardée. La recherche mettra également en lumière la nécessité d'une régulation juridique claire et adaptée face aux défis posés par l'IA, notamment en matière de responsabilité. Il est crucial d'étudier les obstacles que l'IA impose à la conception classique de la garde et de redéfinir cette notion en distinguant la garde de structure de celle de comportement. La thèse cherchera à proposer des solutions législatives visant à encadrer l'utilisation des technologies intelligentes tout en protégeant les droits des individus. En conclusion, ce projet de recherche ambitionne de contribuer au développement d'un cadre juridique adapté aux réalités contemporaines de l'IA, tout en prenant en compte les enjeux éthiques liés à l'autonomie des machines et à la supervision humaine. L'étude des implications juridiques de l'IA s'avère nécessaire pour anticiper et gérer les risques associés à cette technologie en pleine expansion.