Application de la microscopie couplée à l'IA par une approche de deep learning pour l'identification présomptive des agents fongiques responsables de fongémies et la détection de la résistance aux antifongiques.
| Auteur / Autrice : | Inas Oulkaid |
| Direction : | Arnaud Fekkar, Yaneck Gottesman |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Microbiologie et immunologie |
| Date : | Inscription en doctorat le 04/11/2024 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Complexité du vivant |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'Immunologie et de Maladies Infectieuses |
| Equipe de recherche : Chemokines, Phagocytes et Inflammation |
Mots clés
Résumé
Les fongémies sont des infections graves causées par des champignons pathogènes, principalement observées dans les hôpitaux et associées à une morbi-mortalité élevée. Une méta-analyse récente a révélé une incidence de 5,5 pour 1 000 admissions et un taux de mortalité de 37 % dans les 30 jours suivant le diagnostic. Les patients les plus à risque sont ceux en soins intensifs, immunodéprimés ou atteints de cancer. La plupart des fongémies sont dues à des levures du genre Candida spp., avec seulement six espèces responsables de 90 % des cas. D'autres levures et champignons filamenteux peuvent aussi causer ces infections. L'identification rapide de l'espèce fongique est cruciale pour administrer le traitement antifongique le plus adapté. Actuellement, il existe trois classes d'antifongiques : azolés, échinocandines et polyènes. La résistance aux antifongiques, notamment chez Candida parapsilosis et Candida auris, pose un défi de santé publique. Le diagnostic de fongémie repose sur la détection de champignons dans des flacons d'hémoculture. Le projet vise à améliorer le diagnostic des fongémies en utilisant la microscopie couplée à l'intelligence artificielle (IA). En se basant sur des images microscopiques de flacons d'hémoculture positifs, l'objectif est de développer un système capable d'identifier rapidement et précisément les espèces fongiques responsables des infections. Cette approche permettrait non seulement une identification plus rapide mais aussi une meilleure adaptation du traitement antifongique en fonction de l'espèce identifiée. Le projet comporte deux axes principaux : le premier axe utilise un microscope optique standard associé à un smartphone pour capturer des images, rendant la technologie accessible et déployable à grande échelle. Le second axe explore la détection des résistances antifongiques via la microscopie par ptychographie de Fourier (FPM), une technique innovante qui offre des données plus riches et détaillées que la microscopie standard. Cette double approche vise à fournir un diagnostic rapide et précis, tout en détectant les mécanismes de résistance aux antifongiques, ce qui est crucial pour une prise en charge efficace et économique des patients atteints de fongémies.