À quoi tiennent les sciences participatives : pratiques de care dans des observatoires participatifs de la biodiversité
| Auteur / Autrice : | Léa Gonnet |
| Direction : | Joëlle Le marec |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Sciences de l'information et de la communication |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/11/2024 |
| Etablissement(s) : | Paris, Muséum national d'histoire naturelle |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Sciences de la nature et de l'Homme : évolution et écologie |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Patrimoines locaux, environnement et globalisation |
Mots clés
Résumé
Cette thèse s'inscrit dans le champ des études des sciences, au croisement de l'anthropologie de la recherche et l'épistémologie. Elle porte sur des observatoires de la biodiversité du programme de sciences participatives Vigie-Nature du Muséum national d'Histoire naturelle. À partir de ces terrains, l'objectif est d'analyser les sciences participatives dans leurs conditions concrètes d'exercice, en explorant les dimensions matérielles, relationnelles et épistémiques qui les soutiennent et les rendent possibles. J'aborde ces pratiques sous l'angle du care, en m'appuyant sur la définition proposée par Joan Tronto (2009), soit un ensemble d'activités contribuant au maintien et à la réparation du monde. Mon enquête se situe à une échelle infrapolitique et micropolitique, attentive aux gestes et aux situations ordinaires, afin de suivre les acteurs et actrices au plus près de leurs actions et de leurs attachements. Cette perspective permet de saisir ce à quoi ils et elles tiennent, comme par exemple les relations tissées et entretenues avec les non-humains ou la contribution à un projet collectif. Je m'intéresse à la manière dont la participation à ces programmes scientifiques leur permet de prendre soin de qui compte pour elles et eux, et comment elle s'articule plus largement à des enjeux de production de connaissances et de préservation de la biodiversité.