Rôle des dikaritines dans le processus infectieux des champignons pathogènes de plantes
| Auteur / Autrice : | Laure Bardiot |
| Direction : | Muriel Viaud |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Génétique |
| Date : | Inscription en doctorat le 02/01/2025 |
| Etablissement(s) : | université Paris-Saclay |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences du Végétal : du gène à l'écosystème |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : BIOlogie GEstion des Risques en agriculture |
| Référent : Faculté des sciences d'Orsay |
Résumé
Les champignons pathogènes de plantes produisent des métabolites dits « secondaires » ou « spécialisés » dont certains agissent comme des phytotoxines qui tuent les cellules hôtes ou bien comme des effecteurs manipulant les mécanismes de défense de la plante. Les peptides fongiques synthétisés par la voie ribosomale puis modifiés de façon post-traductionnelle (RiPPs) ont néanmoins été très peu explorés dans le cadre des interactions plante-pathogène. Ainsi, l'objectif du projet de thèse est de comprendre le rôle que jouent les RiPPs produits par les ascomycètes (les dikaritines) dans le processus infectieux de deux espèces pathogènes d'Arabidopsis thaliana ayant des stratégies infectieuses différentes : l'espèce nécrotrophe Botrytis cinerea et l'espèce hémibiotrophe Colletotrichum higginsianum. Par des approches de génomique fonctionnelle, microscopie et de chimie des substances naturelles, le projet vise à répondre aux questions suivantes : (1) Quels sont les répertoires de biosynthèse des dikaritines chez les champignons phytopathogènes ? (2) Parmi ces peptides modifiés, quels sont ceux impliqués dans l'interaction avec la plante hôte ? (3) Quelles sont leurs structures chimiques ? et enfin, (4) Quelles sont leurs activités biologiques et quel(s) rôle(s) jouent-ils dans l'interaction avec la plante hôte ?