Caractérisation des algorithmes quantiques variationnels et exploration de leur potentiel pour l'avantage quantique
| Auteur / Autrice : | Hela Mhiri |
| Direction : | Elham Kashefi |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Sciences et technologies de l'information et de la communication |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/12/2024 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Informatique, télécommunications et électronique de Paris |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : LIP6 |
Mots clés
Résumé
Bien que de nombreux algorithmes conçus pour des ordinateurs quantiques idéaux tolérants aux fautes proposent un avantage significatif par rapport à leurs homologues classiques, de nombreux jalons technologiques doivent être atteints pour leur mise en uvre. Les algorithmes quantiques variationnels sont des candidats prometteurs pour l'informatique quantique à court terme. En effet, une approche populaire consiste à entraîner des circuits quantiques paramétrés comme des réseaux de neurones. Pour ce faire, un état initial est évolué sous une évolution unitaire paramétrée, puis la tâche d'optimisation et de mise à jour des paramètres est déléguée à un ordinateur classique qui prend comme entrée des mesures du circuit quantique considéré. L'objectif ultime de cette thèse est de fournir des lignes directrices en termes de types de problèmes et d'architectures de circuits pour lesquels les algorithmes quantiques variationnels (VQAs) peuvent avoir un avantage quantique prouvable. Pour atteindre cet objectif, une étude approfondie des garanties d'entraînabilité et d'expressivité des algorithmes quantiques variationnels est nécessaire. Dans un deuxième temps, les architectures VQAs, à la fois efficacement entraînables et expressives, devront être soumises à un test de déquantification, c'est-à-dire vérifier si des performances similaires peuvent être obtenues uniquement à l'aide d'un ordinateur classique, ou bien si un ordinateur quantique est nécessaire uniquement pour une phase d'acquisition de données et que le reste du traitement des informations peut être effectué sur un ordinateur classique. En effet, de nombreux travaux se sont concentrés sur l'étude de l'entraînabilité de ces circuits et ont montré qu'il existe un compromis entre l'entraînabilité et l'expressivité. Cependant, ce constat n'est valable qu'en moyenne et une caractérisation plus approfondie du paysage d'optimisation est encore nécessaire. De plus, bien que certaines propositions d'architectures puissent résoudre le problème d'entraînabilité, il a été démontré que ces architectures peuvent être simulées classiquement. Cela soulève la question de savoir où se situe le juste milieu entre les types de problèmes facilement entraînables et des architectures de circuits non simulables classiquement.