Les architectures de la compensation carbone : échelles et dispositifs spatiaux de capture et stockage
| Auteur / Autrice : | Valentine Ballouhey |
| Direction : | Fanny Lopez |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Architecture |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/09/2024 |
| Etablissement(s) : | Université Paris sciences et lettres |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale École transdisciplinaire Lettres/Sciences |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : LIAT - Laboratoire Infrastructure, Architecture, Territoire |
| établissement opérateur d'inscription : Ecole Nationale supérieure d'architecture Paris-Malaquais |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
L'enjeu de la thèse est d'étudier les architectures et dispositifs de capture et de stockage du carbone, de comprendre leur émergence et les critiques à l'égard du système de compensation dans lesquels ils se dé-ploient depuis les années 1990, et de formuler des pistes de solutions pour un développement plus écologique de ces projets. Dans une perspective historique et projectuelle, au croisement de l'histoire de l'architecture environnementale et des techniques, cette recherche porte directement sur les technologies et l'architecture du bâtiment et de la ville durable, et pourra produire des données utiles aux réflexions autour de l'économie circulaire de l'architecture. La capture et le stockage de carbone sont aujourd'hui principale-ment développés à travers un système de compensation planétaire et sont déjà étudiés d'un point de vue économique et technique. Une analyse architecturale et spatiale manque pour réussir à caractériser les différents projets qui voient le jour et sera l'un des principaux objectifs de cette recherche. La production de données architecturales sera utile pour une meilleure conception de l'élimination de carbone. Le système de compensation carbone est hérité d'une conception économique libérale de la gestion de la crise environne-mentale, qui dysfonctionne à plusieurs niveaux. L'hypothèse principale de cette recherche est, d'une part, que si l'architecture est la grande absente, elle est, au sens le plus ontologique et disciplinaire, la solution : les outils de dessin et d'analyse de l'architecture permettraient de spatialiser le phénomène de compensation carbone et de rendre visible les différentes formes et impacts des projets d'élimination de carbone. L'hypothèse est, d'autre part, que les réflexions contemporaines en architecture et philosophie environne-mentale permettraient d'ouvrir des perspectives alternatives qui éviteraient les dysfonctionnements actuels de l'élimination de carbone, notamment en faisant de ces projets de véritables sujets architecturaux et en les intégrer aux politiques de la ville.