Graphes quantiques
| Auteur / Autrice : | Gian Luca Spitzer |
| Direction : | Adrian Tanasa, Ion Nechita |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Informatique |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/12/2024 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de mathématiques et informatique |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : LaBRI - Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique |
| Equipe de recherche : Combinatoire et algorithmiques |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
La notion de graphes non-commutative (ou de graphes quantiques) a été introduite pour la première fois dans par Duan et. al. en 2012 dans le but de généraliser une notion en théorie de Shannon. Comme analogue au fait que les graphes classiques sont des relations symétriques non-réflexives, Weaver (2021) a formulé les graphes quantiques comme des relations quantiques symétriques réflexives. A la suite de ces travaux, Musto et. al. ont formulé les graphes quantiques finis comme des opérateurs d'adjacence sur des ensembles quantiques finis. De manière très surprenante, ces trois points de vue différents mènent aux mêmes objets, les graphes quantiques, le point central de ce sujet. Notre sujet vise à définir et à étudier d'autres propriétés des graphes quantiques, comme la connectivité, des problèmes de coloriage, etc. Ces questions sont liées de manière fondamentale à des problèmes centraux en théorie quantique de l'information. L'approche initiale de Duan et. al. partait de l'observation qu'un canal quantique (une application linéaire complètement positive qui préserve la trace) défini de manière naturelle un graphe quantique. L'étude de ce graph permet, comme dans le cas classique, de calculer la capacite de ce canal a transmettre parfaitement (sans erreur, donc sans besoin d'un schéma encodage / décodage) l'information (classique ou bien quantique). Ce fut un premier cas particulier ou l'analogue des propriétés classiques d'un graphe quantique présente un intérêt en informatique. Notre but c'est d'aller au-delà de ces premiers exemples pour dresser un dictionnaire plus complet des propriétés combinatoires entre les graphes classiques et quantiques, toujours en ayant à l'esprit les applications en physique théorique, en théorie quantique de Shannon, ou bien théorie des systèmes quantiques ouverts via l'étude des canaux quantiques. En plus d'une étude théorique des propriétés des graphes quantiques, nous allons étudier la possibilité de définir des versions quantiques d'autres objets en informatique, comme les cartes combinatoires. Cette manière de procéder s'est montrée très fructueuse dans des circonstances similaires en combinatoire, par exemple dans le cas des carres latins quantiques et dans la version quantique du jeu de Sudoku.