Caractérisation de l'immunopeptidome fongique impliqué dans les mécanismes immunopathologiques du psoriasis
| Auteur / Autrice : | Anaelle Mescam-mauroy |
| Direction : | Alicia Moreno-sabater |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Biologie moléculaire et cellulaire |
| Date : | Inscription en doctorat le 15/10/2024 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Physiologie, physiopathologie et thérapeutique |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'Immunologie et de Maladies Infectieuses |
| Equipe de recherche : Etude et manipulation de la tolérance en immunopathologie humaine |
Résumé
Le psoriasis est une maladie chronique due à une inflammation systémique caractérisée par des plaques cutanées inflammatoires et, occasionnellement, arthrose, touchant 60 millions de personnes. Malgré les traitements actuels, il n'existe pas encore de remède contre cette maladie chronique. Les études réalisées à partir des modèles murins impliquent le mycobiote comme un déclencheur de l'initiation et/ou de la progression du psoriasis. De plus, l'analyse des cellules T cutanées d'individus sains a révélé la contribution des champignons cutanés et intestinaux dans la réponse locale, suggérant un lien de causalité entre l'immunité intestinale et cutanée. L'existence de cet axe peau-intestin dans le psoriasis a été conforté par la mise en évidence de son association avec des maladies intestinales. Des études récentes sur l'axe intestin-poumon impliquent des réponses Th17 protectrices contre les pathobiontes intestinaux dans la pathogenèse des maladies immunitaires non-intestinales via un mécanisme de réaction-croisée fongique. Ainsi, sa contribution à la pathologie du psoriasis doit d'être explorée. Les connaissances actuelles soutiennent l'hypothèse impliquant les champignons commensaux dans l'inflammation locale et systémique. Cependant, la compréhension des interactions mycobiote-système immunitaire dans le psoriasis reste limitée, la pertinence des modèles animaux remise en question et de ce fait des études chez l'homme sont nécessaires. Nous avons créé un consortium d'experts sur le psoriasis, le mycobiote et la biologie des cellules T pour identifier les champignons commensaux impliqués dans la pathogenèse du psoriasis en fonction de leur capacité à stimuler les répertoires de cellules T observés chez les patients psoriasiques. Nous proposons également la caractérisation de l'immunopeptidome fongique qui permettrait le développement de nouvelles immunothérapies visant la restauration de l'homéostase immunitaire en utilisant la désensibilisation par ces peptides.