La répression de la traite des êtres humains par le droit de l'Union européenne
| Auteur / Autrice : | Inès Segura-abdesselem |
| Direction : | Valérie Michel |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | En droit spécialité Droit public |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/12/2024 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Ecole Doctorale Sciences Juridiques et Politiques |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : LDPSC - Laboratoire de droit privé et sciences criminelles |
Mots clés
Résumé
Il existe différents types de traite des êtres humains : l'exploitation sexuelle, le travail forcé, les activités criminelles forcées, le prélèvement d'organes... Or, selon le Parlement européen, si depuis 2013, le nombre de victimes (connues des services répressifs) ayant subi de l'exploitation sexuelle représente la majorité des victimes de traite par an, le nombre de victimes du travail ou services forcé a connu une augmentation significative. Ainsi, en 2022, 41% des victimes de la traite avait subi de l'exploitation sexuelle et 41% du travail ou services forcé . Face à ce constat, la Commission européenne a initié en 2022 une proposition de révision de ladite directive dans le cadre de la stratégie de l'UE visant à lutter contre la traite des êtres humains 2021-2025 consistant à éliminer les profits générés par la criminalité organisée et à prévenir l'infiltration de l'économie légale et de la société. Ainsi, la directive mise à jour renforcerait les règles européennes existantes en criminalisant le mariage forcé, l'adoption illégale, la commission ou la facilitation de la traite via les techniques d'information et de communication, le fait d'utiliser consciemment les services de personnes victimes de trafic S'ajouteraient également à ces modifications des sanctions obligatoires pour les crimes de trafic, un durcissement des sanctions à l'égard des personnes morales impliquées dans la traite et des instruments davantage portés sur la coopération entre États membres comme l'accès à une base de données européenne annuelle sur la traite des êtres humains. L'accord entre le Conseil de l'Union et le Parlement européen sur cette mise à jour de la directive de 2011 a été conclu en janvier 2024. Il s'agira donc d'évaluer l'efficacité de ce droit positif au même titre qu'un bilan de la stratégie de l'Union sur la lutte contre la traite des êtres humains 2021-2025 qui arrive bientôt à son terme et d'étudier les mesures qu'il serait nécessaire de prendre notamment sur le volet répressif en vue de lutter contre l'impunité des trafiquants et d'apporter une réponse davantage adaptée pour la justice pénale européenne.