Détection de bactéries et de leurs gènes de résistance aux antibiotiques à l'aide de biocapteurs électrochimiques
| Auteur / Autrice : | Léo Baldenweck |
| Direction : | Jasmina Vidic |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Biotechnologies |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/11/2024 |
| Etablissement(s) : | université Paris-Saclay |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Agriculture, Alimentation, Biologie, Environnement, Santé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : MICALIS- Microbiologie de l'Alimentation au service de la santé humaine |
| Equipe de recherche : UMR Micalis MicrobAdapt - Déterminants de l'adaptation microbienne | |
| Référent : AgroParisTech |
Mots clés
Résumé
Le premier volet du projet vise à développer un dispositif de nez électronique portable (e-nose ou nez sur puce) pour la détection et la quantification des composés organiques volatils (COV) produits par les bactéries, comme marqueur spécifique de leur contamination des aliments ou de l'eau. La détection par e-nose est une technique rapide et non invasive qui nécessite peu ou pas de préparation d'échantillons, ce qui en fait un outil de surveillance en ligne idéal. Nous avons précédemment développé des dispositifs électrochimiques et optiques d'e-nose électronique pour la détection de différents COV en collaboration avec les partenaires du projet, en France et en Europe. Ici, des tests de faisabilité sur l'utilisation de COV spécifiques comme moyen de détection d'un métabolite bactérien spécifique seront réalisés. L'acétoïne est notre premier marqueur de choix pour détecter la croissance bactérienne aérobie. Ensuite, la gamme de COV sera élargie, par exemple en établissant un COV spécifique permettant de cibler les bactéries contaminantes (Staphylococcus aureus et Campylobacter jejuni). Des éléments de reconnaissance spécifiques (enzymes, aptamères) seront employés pour préparer une nouvelle génération de puces adaptées à l'analyse des COV émis par les bactéries. Le deuxième volet du projet porte sur la détection des gènes de résistance aux antibiotiques. Étant donné que les gènes de résistance des bactéries peuvent se propager par différents mécanismes, ils sont considérés comme des polluants en soi. La détection sera réalisée grâce à l'amplification isotherme LAMPS couplé à une puce électrochimique. Deux des gènes de résistance les plus représentatifs chez S. aureus, responsables de la résistance à la méticilline et à la vancomycine, seront considérés. Pour cela, les oligonucléotides pour l'amplification LAMP seront conçus et testés in silico. Les séquences présentant de bonnes caractéristiques seront synthétisées et leurs performances seront évaluées sur l'ADN génomique extrait de S. aureus. La détection de gènes de résistance aux antibiotiques par l'amplification isotherme LAMP offrira des avantages en termes de quantité d'échantillon (faible quantité nécessaire), de praticité (pas de thermo-cyclage requis), de sensibilité et spécificité, de rapidité, et de coût.