Les échanges du domaine royal du règne de Louis XIV à la révolution française
| Auteur / Autrice : | François-Xavier Caron |
| Direction : | Reynald Abad, Olivier Poncet |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Histoire moderne |
| Date : | Inscription en doctorat le 31/08/2024 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Histoire moderne et contemporaine |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre Roland Mousnier |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Pour satisfaire des besoins patrimoniaux, de souveraineté, de prestige ou de faveur, l'Etat d'Ancien Régime eut recours aux transactions d'échanges d'actifs appartenant au domaine de la couronne. La recherche doit permettre d'apporter des réponses aux questions soulevées par ces opérations, à partir de l'examen détaillé de chaque opération (retracée dans les archives de la chambre des comptes), combinée avec celle des textes généraux d'histoire du droit domanial. La recherche devrait en premier lieu dévoiler l'ampleur, le rythme et les objets des échanges. Elle analysera les motivations du roi et celles des bénéficiaires, ainsi que leur sociologie. Les échanges nécessitaient en effet des négociations avec des contreparties dont le roi ne pouvait négliger les intérêts. Il paraît en être résulté des situations de connivences, de tractations, parfois de conflits d'intérêts, expliquant la mauvaise réputation des échanges du domaine royal dans l'opinion. Pourtant les échanges du domaine royal étaient soumis à une procédure rigoureuse dont la complexité résultait à la fois de celle du droit seigneurial, de la difficulté d'établir sur des titres incontestables les revenus théoriques des actifs, et du droit domanial contraignant élaboré par l'Ancien Régime. La recherche contribuera à approfondir la connaissance de l'histoire du droit domanial et du droit des échanges. Elle devrait ainsi contribuer à une meilleure connaissance des moyens mis en uvre par la monarchie pour concilier des principes immuables avec une pratique efficace, question qui se posa ensuite à tous les régimes qui lui succédèrent, dans de nombreux champs de l'action publique.