Thèse en cours

Maîtrise des caractéristiques géométriques et métallurgiques d'un nouvel alliage d'aluminium par la fabrication de pièces à parois fines avec le procédé additif laser-fil

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Auteur / Autrice : Yvan Dubreuil
Direction : Sylvain Lavernhe
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Génie mécanique
Date : Inscription en doctorat le 01/09/2024
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences Mécaniques et Energétiques, Matériaux et Géosciences
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire Universitaire de Recherche en Production Automatisée
Equipe de recherche : Géométrie tridimensionnelle des pièces et des mécanismes
Référent : Ecole Normale Supérieure Paris-Saclay

Résumé

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La problématique de la maîtrise des procédés de Fabrication Additive (FA) pour permettre l'accès à des géométries complexes et des pièces de grandes dimensions, a pris de plus en plus d'ampleur ces dernières années chez les industriels des secteurs du transport et de l'énergie. Cependant, cette maîtrise délicate nécessite au préalable une bonne compréhension des phénomènes métallurgiques mis en jeu lors de l'élaboration de pièces métalliques en FA. Le caractère innovant de ce travail de thèse est de combiner l'utilisation d'un procédé FA novateur, le procédé WLAM, et la mise en œuvre d'un alliage d'aluminium spécifiquement développé pour la FA. Cet alliage présente des propriétés mécaniques remarquables qui nous amènent à le proposer pour des pièces à parois fines typiques de l'utilisation dans le domaine du transport (aéronautique, aérospatial ou encore automobile). Parmi les procédés FA de type DED (Directed Energy Deposition) la technologie laser-fil ou WLAM (Wire Laser Additive Manufacturing) permet de gérer de façon libre et découplée les paramètres énergétique (puissance du laser), géométrique (répartition de la puissance, positionnement du point focal) et matière (vitesse du fil). Cette technologie prometteuse a jusque-là été peu investiguée pour les alliages d'aluminium, ceux-ci présentant un fort intérêt pour des pièces du domaine du transport. Le fait de vouloir fabriquer des pièces à parois relativement fines par un procédé de faible maturité pose évidemment un certain nombre de problèmes. Pour pouvoir développer une stratégie de fabrication en WLAM adaptée aux alliages d'aluminium, il est nécessaire d'arriver à relier les opérations de dépose (trajectoire et mode de parcours, synchronisation robot, fil et laser) au comportement du matériau, afin de conserver une géométrie fonctionnelle (caractéristiques mécaniques, taux de porosité, etc.). La forme et l'état de surface des dépôts réalisés sont loin de pouvoir prédire la santé métallurgique du matériau et son homogénéité structurale, ce qui nécessite des itérations entre production d'échantillons en WLAM et observation de la microscopie. Ainsi, les deux principaux verrous à lever sont : 1. La définition de la fenêtre de fonctionnement du procédé qu'il sera nécessaire de déterminer en cernant les paramètres opératoires critiques et en investiguant leur niveau de pilotage (pour la géométrie : vitesse de la tête de FA, gestion des décalages de cordons et de couches ; pour le matériau : débit du fil, préchauffage du fil et du substrat ; pour l'énergie : niveau et répartition de la puissance, défocalisation). 2. La stratégie de fabrication à mettre au point qui devra s'adapter à la géométrie des pièces à fabriquer et à d'autres contraintes liées au matériau (diffusion thermique, refusions locales, etc.) au fur et à mesure de la fabrication. Un des verrous scientifiques sous-jacents est la prise en compte des spécificités de comportement du matériau à différentes échelles : à l'échelle mésoscopique (géométrie et dimensions du bain de fusion), à l'échelle macroscopique (refusions, effondrement, déformations dues aux contraintes générées par la solidification et le refroidissement) et à l'échelle de la microstructure (comportement mécanique et chimique directement lié aux phases durcissantes en présence et à l'organisation microstructurale de la matière). Il s'agit donc de pouvoir maîtriser les conséquences de l'interaction laser-matière sur la géométrie et le matériau. La maîtrise d'une géométrie de pièce et d'une microstructure peuvent ainsi nécessiter de passer par la fabrication d'éprouvettes technologiques de forme relativement simple pour garantir in fine une homogénéité microstructurale dans l'intégralité d'une pièce complexe.