Développement des électrons de très haute énergie (VHEE) pour la radiothérapie FLASH
| Auteur / Autrice : | Zoé Edon |
| Direction : | Ludovic De marzi |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Physique et imagerie médicale |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2024 |
| Etablissement(s) : | université Paris-Saclay |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Electrical, optical, bio-physics and engineering |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire d'Imagerie Translationnelle en Oncologie |
| Référent : Faculté des sciences d'Orsay |
Mots clés
Résumé
La radiothérapie est à l'heure actuelle l'une des principales techniques utilisées pour le traitement du cancer. Plus de 50% des patients traités pour un cancer environ 180.000 par an en France en bénéficient. Durant les trente dernières années, de nombreuses avancées techniques ont permis d'améliorer considérablement la conformation des radiations aux caractéristiques spécifiques de chaque tumeur et de diminuer leurs effets secondaires. Néanmoins, la tolérance des tissus sains reste la principale limitation de ce type de traitement, en particulier dans le cas de patients particulièrement sensibles, comme les enfants, pour qui le contrôle des effets secondaires de la radiothérapie demeure un enjeu thérapeutique majeur. La mise en place d'approches innovantes réduisant la sensibilité des tissus sains à l'irradiation tout en maintenant l'efficacité du traitement sur la tumeur est donc d'une importance cruciale pour les progrès de l'efficacité de la radiothérapie. Ainsi, une augmentation de la dose de rayonnement délivrée à la tumeur dans les cas de tumeurs fortement résistantes ouvrirait la porte à une réduction du nombre de séances de traitement, permettant l'augmentation du taux de guérison et améliorant le confort du patient. Récemment, des travaux innovants menés à l'Institut Curie ont mis en évidence que l'irradiation à ultra haut débit de dose (dite FLASH) avait un effet majeur d'épargne des tissus sains tout en préservant l'efficacité anti-tumorale (Favaudon et al 2014). La radiothérapie VHEE (very-high energy electrons, dans la gamme d'énergie de 100 à 250 MeV, Des Rosiers et al ), utilisant un nouveau type de rayonnements et proposée pour la première fois dans les années 2000, serait particulièrement précise et indépendante des hétérogénéités tissulaires, et pourrait être applicable dans un grand nombre de localisations anatomiques en profondeur comme par exemple les régions pulmonaires, du crâne ou intestinales ou pelviennes. Elle est également potentiellement beaucoup moins coûteuse que d'autres techniques de radiothérapie (par exemple les protons), et permettrait une réalisation accélérée du traitement, par le biais d'un balayage électromagnétique des faisceaux de particules, avec de fortes doses par fraction, améliorant de fait son efficacité. Il est également possible de tirer parti des travaux récents sur le FLASH - pour lesquels une dose élevée est administrée aux tissus en un temps extrêmement court - permettant la réduction simultanée de l'occurrence et de la gravité des complications précoces et tardives affectant les tissus normaux, tout en maintenant un contrôle de la tumeur. Plusieurs équipes dans le monde s'intéressent à cette technique du point de vue dosimétrique ou au moyen de simulations en attendant la réalisation d'une première machine à vocation clinique. Dans ce contexte, nous recherchons un candidat pour étudier l'optimisation des faisceaux de traitement pour la radiothérapie par VHEE, et leur application à la technique FLASH, nouveau paradigme potentiel en radiothérapie.