La cybercriminalité et la responsabilité pénale pour crimes internationaux
| Auteur / Autrice : | Aglaé Launay |
| Direction : | Olivier Cahn, Sophie Sontag koenig |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit privé et sciences criminelles |
| Date : | Inscription en doctorat le 23/10/2024 |
| Etablissement(s) : | Paris 10 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Droit et Science Politique |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de Droit Pénal et de Criminologie |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Dans son plan stratégique pour 2023-2025, Karim A. Khan, Procureur de la Cour pénale internationale a annoncé vouloir poursuivre les cybercriminels auteurs de crimes de guerre. Cette ambition est fondée sur la multiplication du recours à la cybercriminalité au cours des conflits armés contemporains. Si les exemples les plus récents concernent la qualification de crime de guerre, les autres crimes internationaux ne doivent pas être exclus de cette étude. Au-delà de ces situations concrètes, cette recherche part du postulat que les notions de crime international et de cybercriminalité sont toutes les deux relativement larges et ne s'excluent pas l'une de l'autre. Dès lors, rien ne consacre une incompatibilité conceptuelle d'un crime international commis à travers la cybercriminalité. Répondre à la question de l'engagement de la responsabilité pénale pour des infractions cybercriminelles susceptibles d'être constitutives de crime international est fondamental et se rattache à de nombreux principes cardinaux du droit pénal. Il conviendra alors de rechercher si une infraction cybercriminelle pourrait revêtir la qualification de crime international, puis si un mode de participation à l'un de ces crimes permettrait d'engager la responsabilité pénale de l'auteur.