Risques climatiques émergents et futurs pour le secteur de l'énergie en Afrique de l'Ouest : co-construction d'un service climatique utile à la prise de décision
| Auteur / Autrice : | Nelson Noumbissi |
| Direction : | Benoit Hingray |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Sciences de la Terre et de l'Environnement |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/11/2024 |
| Etablissement(s) : | Université Grenoble Alpes |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences de la Terre de l'Environnement et des Planètes |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut des Géosciences de l'Environnement (IGE) |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
En Afrique de l'Ouest, la demande en électricité pour la réfrigération et le confort thermique connaît une forte croissance, sous l'effet conjugué du réchauffement climatique, de l'urbanisation rapide et de l'amélioration du niveau de vie. Pour y répondre tout en respectant les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat, les pays de la région envisagent de développer massivement les unités de production d'énergies renouvelables notamment le solaire, l'éolien et l'hydroélectricité. Or, ces sources d'énergie sont fortement dépendantes des conditions hydrométéorologiques, elles-mêmes appelées à évoluer dans un contexte de changement climatique. Ces transformations globales rendent la demande, la production électrique, ainsi que les réseaux dans leur ensemble, de plus en plus sensibles aux conditions météorologiques, et donc plus vulnérables aux événements extrêmes. Cela pourrait accroître considérablement les risques de déséquilibre entre l'offre et la demande, voire entraîner des défaillances du réseau. L'objectif de la thèse est de co-construire, avec les acteurs du secteur de l'énergie ivoirien, des indicateurs climatiques permettant d'explorer l'évolution possible de ces déséquilibres et de ces risques dans les décennies à venir. L'analyse portera sur différents scénarios d'évolution du mix énergétique et du climat régional. Cette approche vise également à évaluer différentes propositions d'adaptation comme une gestion adaptée de certains moyens de production, potentiellement nécessaires à une plus grande flexibilité des réseaux (par exemple : centrales à gaz, grands barrages hydrauliques).