Convection personnalisée en hémodiafiltration : vers une prescription automatisée basée sur le patient
| Auteur / Autrice : | Siavash Sohan gir |
| Direction : | Angel Argiles |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Biologie Santé |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2024 |
| Etablissement(s) : | Université de Montpellier (2022-....) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : BC2M - Biocommunication en Cardio-Métabolique |
Mots clés
Résumé
Depuis les années 1960, la dialyse a prolongé la vie de millions de personnes souffrant d'insuffisance rénale dans le monde. Cependant, l'espérance de vie sous dialyse est plus courte que dans la population générale pour les mêmes tranches d'âge. Pour essayer d'améliorer la survie de ces patients les performances de l'hémodialyse ont progressé, la convection a été ajoutée définissant ainsi l'hémofiltration et l'hémodiafiltration (HDF). En augmentant le transport convectif des solutés, l'HDF améliore la capacité d'élimination des composés de taille moyenne et grande et déplace le seuil de coupure membranaire vers une plage de poids moléculaires plus élevés. Il a été démontré que les modalités basées sur la convection améliorent la stabilité hémodynamique. De plus, l'HDF à haute dose réduirait le risque de mortalité par rapport à l'hémodialyse de haut flux conventionnelle. Cependant, une augmentation importante du débit de convection (QUF) est associée à une pression transmembranaire (TMP) élevée dépassant les limites proposées par les recommandations et empêchant alors la réalisation de la prescription de hauts débits de convection. L'objectif de cette thèse est de créer un système innovant pour personnaliser la prescription du débit de convection en HDF en optimisant la perméabilité hydraulique pour chaque patient et à chaque séance de dialyse. Les processus physiques intervenant dans l'hémodiafiltration seront étudiés et un algorithme de prescription basé sur la détection brevetée du coefficient global d'ultrafiltration en dialyse «GKD-UF» sera défini. Les données obtenues lors des séances de dialyse et/ou issues des dossiers médicaux seront analysées et complétées par des déterminations biologiques dans le sang et le liquide de dialyse (appelé dialysat). Une partie du travail portera sur la modélisation des changements physiques intervenant dans le dialyseur en cours de séance. Une étude prospective chez les patients dialysés permettra de tester la faisabilité et l'acceptabilité de l'outil, ainsi que de vérifier ses performances en termes d'élimination de solutés de rétention urémique et de protéines plasmatiques.