Thèse en cours

Revisiter la rupture ductile avec des métamateriaux poreux aléatoires

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Auteur / Autrice : Alessandro Rocco
Direction : Gabriella Tarantino, François Hild
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Mécanique des matériaux
Date : Inscription en doctorat le 01/11/2024
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences Mécaniques et Energétiques, Matériaux et Géosciences
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : LMPS - Laboratoire de Mécanique Paris-Saclay
Equipe de recherche : COMMET - Comportement des matériaux, modélisation, expérimentation et théorie
Référent : CentraleSupélec

Résumé

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Contexte : De manière générale, les matériaux métalliques rompent sous l'effet d'une contrainte mécanique par rupture ductile. Le terme rupture ductile désigne les processus d'endommagement induit par la germination de microcavités, qui croissent sous l'effet de la déformation plastique [1]. La rupture est la conséquence de la propagation d'une fissure qui s'amorce lorsque les cavités coalescent [1]. Bien que l'étude de la rupture ductile date depuis longtemps et, en France, a vu le jour grâce aux travaux de George Charpy et de Jean Lemaitre, certains aspects demeurent encore sans réponse. La raison réside notamment dans la nature intrinsèquement multiéchelle du phénomène, qui peut aller de l'échelle de la structure (ordre du cm ou plus) à celle des dislocations (nm). Par exemple, il n'y a pas de consensus dans la littérature en ce qui concerne l'instabilité plastique déclenchant la coalescence des cavités ou si, au contraire, les deux mécanismes sont concomitants [2]. De même, on ne sait pas encore comment les cavités croissent et finissent par coalescer sous l'effet d'un taux de triaxialité des contraintes élevé [2]. Répondre à ces questions est l'objectif principal de cette thèse. Objectifs : L'ambition de cette thèse est d'explorer le potentiel des métamatériaux comme matériaux « modèles » pour étudier et quantifier les mécanismes de rupture ductile à l'échelle micrométrique. Les métamatériaux, ou matériaux architecturés, ont une mesostructure conçue à-la-carte pour atteindre des propriétés et fonctionnalités spécifiques. Les lattices sont un exemple. Du fait de leur agacement topologique conçu de façon astucieuse, ces matériaux ont montré un potentiel considérable dans plusieurs branches des sciences [3]. L'objectif de cette thèse est d'explorer cette caractéristique pour revisiter les mécanismes de la rupture ductile. Démarche scientifique : Les métamatériaux objet de cette étude contiennent des pores dispersés de façon aléatoire dans la matrice métallique. Dans de tels matériaux, l'agencement topologique des porosités est généré par algorithme numérique, puis élaboré par fusion laser sur lit de poudre [4,5]. Notre travail actuel montre que ces matériaux, lorsqu'ils sont soumis à un chargement mécanique, ont des caractéristiques propres à la rupture ductile des métaux et des alliages [6]. Cette étude s'appuiera autant sur des essais in situ (tomographie), des mesures de champs cinématiques (par corrélation d'images volumiques) que sur des simulations par éléments finis.