Les acides nucléiques environnementaux (ANe) comme outil efficace pour étudier les dynamiques hôte-pathogène en milieu naturel
| Auteur / Autrice : | Chiara Mercier larribe |
| Direction : | Olivier Rey, Géraldine Loot |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Biologie |
| Date : | Inscription en doctorat le 30/09/2024 |
| Etablissement(s) : | Perpignan |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Énergie environnement |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Interactions Hôtes-Pathogènes Environnements |
| Equipe de recherche : MIA - Micro-evolution of Interactions in the Anthropocene |
Mots clés
Résumé
La détection des agents pathogènes en circulation dans les eaux douces est essentielle pour mieux prévoir les épidémies potentielles, bien que cela reste très difficile. Ce projet de doctorat vise à améliorer la quantification et la détection des agents pathogènes associés aux écosystèmes d'eau douce en utilisant des approches basées sur les acides nucléiques environnementaux (c'est-à-dire les acides nucléiques environnementaux, y compris les ADN et les ARN), afin d'améliorer les outils de surveillance et les connaissances fondamentales associées à la circulation des agents pathogènes. Les agents pathogènes sont extrêmement difficiles à étudier dans des conditions naturelles, car ils sont souvent microscopiques, difficiles à identifier et souvent très dilués dans l'environnement. Les approches basées sur l'échantillonnage de l'ADN environnemental ont largement amélioré notre capacité à tracer les pathogènes dans la nature. Toutefois, des études récentes révèlent que 1) la quantité d'ADN de pathogène trouvée dans une zone donnée correspond souvent mal aux charges de pathogènes trouvées dans les hôtes et 2) les stades infectieux des pathogènes vivant en liberté sont souvent très dynamiques dans l'espace et dans le temps. Ces deux contraintes limitent actuellement l'utilisation de l'ADNe pour la mise en place de programmes de surveillance adéquats et, empêchent de prévoir les émergences futures, car il est encore complexe d'identifier les facteurs locaux qui favorisent les cycles des pathogènes. Plusieurs lacunes doivent être comblées avant de faire de l'ADNe un outil opérationnel pour le suivi de la dynamique hôte-pathogène dans la nature. Ainsi, ce projet de thèse tend à combler ces lacunes en proposant des optimisations méthodologiques et en complétant les données ADNe par des données ARNe. Le projet se concentrera sur deux systèmes hôte-pathogène en eau douce : 1. Un myxozoaire pathogène émergent responsable du déclin des salmonidés en Europe (Tetracapsuloides bryosalmonae) qui alterne entre le poisson comme hôte intermédiaire (par exemple, Salmo trutta) et un bryozoaire comme hôte définitif ; Le groupe des trématodes et plus spécifiquement Schistosoma mansoni, agent de la bilharziose chez l'humain, présentant un cycle de vie complexe utilisant successivement les humains comme hôte définitif et un escargot aquatique comme hôte intermédiaire.