Imagerie ultrasonore dynamique de la fonction neuromusculaire
| Auteur / Autrice : | Salomé Vignat |
| Direction : | Quentin Grimal, Véronique Marchand-pauvert |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Acoustique |
| Date : | Inscription en doctorat le 30/09/2024 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences mécaniques, acoustique, électronique et robotique de Paris |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire d'Imagerie Biomédicale |
| Equipe de recherche : Ultrasons et imagerie pour la caractérisation de la qualité osseuse |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Chez l'homme, la fonction neuromusculaire est bien explorée d'un point de vue électrique grâce à l'électromyogramme (EMG). Cependant, l'EMG fournit peu de détails spatiaux pour l'étude d'unités motrices uniques. En outre, l'EMG a une sensibilité assez faible et peut être complexe à interpréter. L'EMG n'est pas sensible à la plasticité neuromusculaire dans des conditions physiologiques et pathologiques. Malgré ses limites, l'EMG reste la technique de référence pour l'évaluation de la fonction neuromusculaire, pour le diagnostic des maladies neuromusculaires et pour les études de physiologie de l'exercice et la médecine de réadaptation. La fonction musculaire est également étudiée d'un point de vue mécanique : la production de force globale d'un muscle est principalement enregistrée à l'aide de capteurs de force, sans rendre compte de la mécanique des unités motrices individuelles. Les limites des méthodologies existantes nous amènent à proposer des approches alternatives pour faire progresser notre compréhension de la fonction neuromusculaire, pour une utilisation en recherche clinique, et pour définir des biomarqueurs plus sensibles pour certaines maladies neurologiques telles que la sclérose latérale amyotrophique (SLA). L'imagerie musculaire fonctionnelle par ultrasons (UFMI) a été proposée pour étudier le territoire et la cinétique de contraction d'unités motrices isolées. Des séquences ultrasonores ultrarapides sont utilisées pour enregistrer plusieurs milliers d'images par seconde. Le mouvement des tissus est ensuite quantifié à partir des images ou des signaux radiofréquence. En utilisant à la fois l'imagerie échographique et des acquisitions EMG haute densité, il semble possible d'isoler temporellement et spatialement les contributions des différentes unités motrices. De plus, la propagation de l'onde électromécanique lors des contractions évoquées peut être suivie, ce qui pourrait fournir des informations supplémentaires sur le délai électromécanique. L'UFMI produit une grande quantité de données encore peu explorées. L'objectif du projet est de mettre en uvre et de valider une nouvelle stratégie UFMI pour cartographier et caractériser en profondeur les unités motrices. Nous nous concentrerons en partie sur l'interprétation quantitative du mouvement des tissus. Cette interprétation est complexe en raison d'une superposition de mouvements passifs et actifs des fibres musculaires et du fait que la taille des fibres est plus petite que la résolution de l'image. Enfin, nous évaluerons la valeur ajoutée de la technique pour des applications choisies en physiologie et pathologie musculaires. Le doctorant devra (1) développer un modèle de simulation ; (2) développer des fantômes pour réaliser des expériences contrôlées ; et (3) réaliser des expériences in vivo chez l'homme et la souris avec des protocoles originaux dédiés au suivi du mouvement des unités motrices individuelles et à la quantification de la cinétique du mouvement des fibres. Le doctorant développera les séquences d'imagerie échographique dédiées, les configurations et les pipelines de traitement du signal et de l'image. Le principal résultat attendu est une approche validée pour quantifier la cinétique de contraction. Une analyse approfondie du mouvement des tissus chez l'homme et sur le modèle animal, ainsi que des simulations et des expériences fantômes dans des conditions contrôlées fourniront un éclairage sans précédent de la propagation des ondes électromécaniques dans les tissus musculaires. Ce projet doctoral est un projet multidisciplinaire impliquant trois équipes du Laboratoire d'Imagerie Biomédicale (LIB) spécialisées dans les maladies neuromusculaires et la physiologie musculaire (V. Marchand-Pauvert), l'imagerie cardiaque échographique (S Salles) et l'imagerie quantitative des tissus musculo-squelettiques (Q Grimal), et un laboratoire de neurosciences de l'Université Paris Descartes (G Caron).