Application de méthodologies d'apprentissage profond au contrôle temps-réel de l'optique adaptative
| Auteur / Autrice : | Jordan Raffard |
| Direction : | Damien Gratadour |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Astronomie et astrophysiquee |
| Date : | Inscription en doctorat le 30/09/2024 |
| Etablissement(s) : | Université Paris sciences et lettres |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Astronomie et Astrophysique d'Ile de France |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire d'Instrumentation et de Recherche en Astrophysique |
| établissement opérateur d'inscription : Observatoire de Paris |
Mots clés
Résumé
L'extension de la couverture de l'optique adaptative (AO) à des longueurs d'onde courtes (λ < 1µm) pour mettre en uvre des systèmes d'OA extrêmes (XAO) et rechercher des exoplanètes rocheuses peu lumineuses par imagerie directe est un défi car elle nécessite une correction du front d'onde à des échelles spatiales et temporelles très courtes. Si la conception de systèmes dotés d'un plus grand nombre d'actionneurs et d'un temps de réponse plus rapide est possible avec les technologies actuelles, la réalisation de ces concepts en pratique est problématique car ils exigent une stabilité parfaite, une reconstruction ultra-précise du front d'onde et un étalonnage sans faille. Ce projet développera et évaluera des solutions innovantes basées sur des architectures connexionnistes profondes qui peuvent être utilisées pour contrôler cette nouvelle classe de systèmes XAO. Pour ces applications en temps réel, certaines innovations architecturales sur les réseaux neuronaux profonds sont nécessaires afin de trouver un compromis judicieux entre la vitesse de calcul et la performance scientifique. Ce projet s'appuiera sur une nouvelle approche de co-conception matérielle et logicielle multi-échelle afin d'optimiser et de planifier l'exécution de nouveaux pipelines de traitement de données d'OA, mélangeant l'IA et des flux de tâches plus classiques, à des systèmes de traitement en temps réel hétérogènes composés de solutions d'ingestion de données à haute bande passante et à faible latence, d'accélérateurs matériels tels que des GPU et éventuellement de nouveaux processeurs dédiés. La méthodologie repose sur un processus itératif entre les résultats obtenus sur le prototypage d'interconnexions intelligentes et l'implantation des pipelines AO sur le matériel de calcul, favorisant la co-conception d'une solution optimisée non seulement au niveau d'un seul nud, mais aussi sur une architecture hétérogène à grande échelle, composée de plusieurs nuds hébergeant une variété d'accélérateurs matériel. Les méthodes et prototypes résultants seront évalués expérimentalement sur des données simulées et réelles provenant d'expériences existantes à l'Observatoire de Paris. Le projet sera axé sur deux démonstrations : SPHERE+, une proposition d'amélioration de l'instrument SPHERE au VLT, qui augmentera les performances actuelles de détection et de caractérisation des exoplanètes et des disques, et servira de démonstrateur pour le futur détecteur de planètes de l'ELT européen. Celui-ci, PCS composé d'une caméra planétaire et d'un spectrographe dédiés à l'imagerie directe et à la caractérisation des exoplanètes et des planètes rocheuses dans la zone habitable, nécessitera des performances XAO extrêmement élevées et stables, ainsi qu'une correction quasi-parfaite de la turbulence atmosphérique allant bien au-delà de l'état de l'art des instruments actuels d'imagerie à haut contraste. L'un des principaux objectifs de ce projet est d'aider à atteindre un niveau de maturité suffisamment élevé pour lancer la construction de PCS.