La résiliation unilatérale des contrats administratifs par l'administration
Auteur / Autrice : | Bérénice Fayard |
Direction : | Denis Jouve |
Type : | Projet de thèse |
Discipline(s) : | Droit privé, droit public, histoire du droit |
Date : | Inscription en doctorat le 09/09/2024 |
Etablissement(s) : | Reims |
Ecole(s) doctorale(s) : | Ecole doctorale Sciences de l'homme et de la société |
Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : (CRDT) Centre de Recherche Droit et Territoire |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
A l'aune d'une stabilité contractuelle de plus en plus nécessaire, la présente recherche aura pour objectif de déterminer comment s'exerce aujourd'hui le pouvoir de résiliation unilatérale par les personnes publiques. Doit-on toujours parler de « pouvoir » ou s'agit-il dorénavant que d'une « possibilité » ? Si l'intérêt général et le service public demeurent au cur des contrats de la commande publique, l'administration est-elle toujours dans une position exorbitante du droit commun face à son co-contractant, ou bien les évolutions jurisprudentielles et réglementaires récentes tendent-elle à rééquilibrer les relations contractuelles entre la personne publique et les titulaires des contrats ? Nous démontrerons que le caractère dérogatoire du droit des contrats administratifs, et plus particulièrement du pouvoir de résiliation unilatérale conféré à l'administration, justifié par l'intérêt général, est progressivement remis en cause au profit de l'exigence de loyauté des relations contractuelles, qui sous-tend la nécessité de conserver des relations contractuelles stables entre l'administration et ses co-contractants. La présente thèse aura pour ambition d'offrir aux personnes publiques des clés leur permettant d'appréhender au mieux la résiliation unilatérale de leurs contrats administratifs, cette problématique étant régulièrement rencontrée par elles et la légitimité de la résiliation souvent questionnée. La difficulté majeure résidera tout de même dans la nécessité d'établir un tel diagnostic tout en gardant à l'esprit que le juge demeure susceptible de statuer autrement.