Mutualisation et vivre ensemble : pour un habitat durable ? Approche comparative d'espaces résidentiels partagés en France
| Auteur / Autrice : | Damien Rondepierre |
| Direction : | Isabelle Mallon, Michel Lussault |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Sociologie anthropologie |
| Date : | Inscription en doctorat le 04/07/2022 |
| Etablissement(s) : | Lyon 2 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | ScSo - Sciences Sociales |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : CMW- Centre Max Weber |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Depuis plusieurs années, on observe un renouveau des formes de mutualisation d'espaces, de biens et d'activités, relevant habituellement de la sphère privée, dans la conception moderne de l'habitat (buanderie, jardin, chambre d'ami, salle commune, etc.). C'est principalement le cas dans l'habitat participatif. Mais ces pratiques de mise en commun sont également observables dans l'habitat « ordinaire » du logement social ou encore des copropriétés. Ces formes d'habitations et de pratiques habitantes sont appelées à s'intensifier (par les initiatives de certains citoyens, d'aménageurs ou architectes ou des pouvoirs publics), puisqu'elles sont perçues comme une réponse à l'individualisme et la crise du lien social, comme à la crise environnementale de l'anthropocène. Aussi, cette thèse s'attache-t-elle à en comprendre les conditions, les modalités et les effets dans l'habitat, et à l'échelle du voisinage, à partir de l'observation approfondie de différents contextes résidentiels. Il s'agit de rendre compte des conditions et supports institutionnels, sociaux et spatiaux qui sous-tendent ces formes de mise en commun, d'analyser les dynamiques collectives à l'uvre et leurs modalités d'organisation au quotidien, ainsi que d'interroger les effets du partage sur la vie quotidienne des habitants, et sa possible contribution aux enjeux sociaux et environnementaux contemporains.