Thèse en cours

Risques climatiques et Assurance Dommage

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Auteur / Autrice : Aleksandr Pak
Direction : Olivier Le courtoisLorenz Schneider
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Sciences de Gestion
Date : Inscription en doctorat le 01/12/2023
Etablissement(s) : Lyon 2
Ecole(s) doctorale(s) : SEG - Sciences Economiques et de Gestion
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : COACTIS - Conception de l'action en situation

Mots clés

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Résumé

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L'enjeu de cette thèse sera d'explorer l'impact de la transformation climatique en cours sur les activités des compagnies d'assurance dommage. Le réchauffement climatique est une source d'instabilité majeure pour l'ensemble des secteurs économiques, où le domaine de l'assurance n'échappe aucunement à ces difficultés. Plus précisément, le contexte économique et environnemental aboutit d'une part à une mutation des risques (où la nature des aléas évolue), mais aussi à l'apparition d'un haut niveau d'incertitude (l'incertitude étant la situation où les risques ne peuvent plus, ou presque plus, être modélisés). Parmi les risques les plus affectés par le changement climatique, et qui représentent des coûts majeurs dans la région AURA, figurent le risque argile et le risque grêle. Les mouvements des terrains argileux provoquent une forte sinistralité des bâtiments et sont principalement dus à la sécheresse. Les événements de grêle sont quant à eux liés à la survenue d'orages plus fréquents et plus violents. Deux questions majeures émergent concernant de tels risques : 1) est-il encore possible de les modéliser en tant que tels, et si oui comment? 2) est-il possible de les modéliser en tant que conséquence d'évolutions climatiques ? Des modélisations endogènes comme exogènes sont donc à construire dans un contexte d'instabilité environne- mentale. De la capacité à pouvoir modéliser ces risques dépend la capacité à pouvoir les tarifer, et donc à pouvoir continuer à fournir un service d'assurance aux particuliers, entreprises et agriculteurs. En effet, la fourniture de ce service ne doit pas devenir une source nette de coûts pour les compagnies d'assurance, dans un contexte de désengagement des réassureurs. Par ailleurs, la redéfinition de la structure des risques sous-jacents - de leur instabilité éventuelle et de leurs non-linéarités - va forcément de pair avec la redéfinition des contrats. Cela peut se faire par une sélection différente des assurés, par une redéfinition des risques couverts, par la modification des franchises, etc. Dans tous les cas, la reconstruction d'une modélisation et d'une tarification prenant en compte les risques climatiques doit être associée à la reconstruction d'une offre de protection.