Thèse en cours

Les politiques sociales vers la jeunesse, un champ d'action publique d'expérimentations et d'innovations sociales en concurrence ? Étude de cas localisée : Le déploiement sur la Métropole de Lyon du Revenu de Solidarité Jeunes et du Contrat d'Engagement Jeunes, volet Jeunes en rupture.

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Auteur / Autrice : Loïck Legreneur
Direction : Gwenola Le naour
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Science politique
Date : Inscription en doctorat le 01/10/2022
Etablissement(s) : Lyon 2
Ecole(s) doctorale(s) : ScSo - Sciences Sociales
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : TRIANGLE - Action, discours, pensée politique et économique

Mots clés

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Résumé

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Les politiques sociales vers la jeunesse, un champ politique d'expérimentations et d'innovations sociales en concurrence ? Étude de cas localisée : Le déploiement sur la métropole de Lyon du Revenu de Solidarité Jeunes et du Contrat d'Engagement Jeunes. Sous la direction de Gwenola Le Naour Ma thèse propose d'analyser sur le territoire de la métropole de Lyon, le traitement politique des inégalités sociales et économiques subies par les moins de 25 ans non insérés sur le marché du travail. Pour ce faire, deux politiques publiques sont étudiées : le Contrat d'engagement jeunes (CEJ) ; et le Revenu de solidarité jeunes (RSJ). Ces deux dispositifs ont été construits en 2021, au moment de la forte publicisation de la précarité des moins de 25 ans. Ils partagent donc un même objectif : sécuriser leur situation, mais par des moyens différents : - Le CEJ est un dispositif de politique publique, conçu et déployé nationalement. C'est une aide financière conditionnée au suivi d'un parcours d'accompagnement vers l'insertion professionnelle. Il est déployé par les missions locales (associations exerçant une mission de service public concourant aux politiques publiques pour l'emploi) et les agences France travail. - Le RSJ est un dispositif local de politique publique, c'est une aide financière au côté de laquelle il est possible de mobiliser un accompagnement socioprofessionnel. Il est déployé par les missions locales ainsi que plusieurs associations de lutte contre la précarité. Si ces deux aides financières coexistent, c'est, car les jeunes de moins de 25 ans exclus du marché du travail ne sont pas éligibles au Revenu de solidarité active (RSA), et cela depuis l'invention du Revenu minimum d'insertion en 1988. Ils et elles voient donc leur accès au droit commun refusé à la faveur de la création d'un mille-feuille de dispositif ayant vocation à les accompagner vers l'insertion professionnelle. Cependant, la crise sanitaire du COVID-19 a ouvert un temps de controverse publique sur l'ouverture du RSA aux moins de 25 ans, ce qui a abouti à la réforme des politiques sociales et d'insertion en direction de ce public. Ainsi, deux nouvelles politiques publiques ont été créées : l'expérimentation du RSJ par la métropole de Lyon, qui vise explicitement à changer l'agir de l'État par « le bas » et la création « par le haut » du CEJ, censé répondre nationalement à la pauvreté des jeunes. Ce projet de thèse a l'ambition d'analyser les réformes des politiques sociales vers la jeunesse en défendant une approche localisée attentive aux rapports de force entre les différents acteurs investissant des dispositifs concurrents. L'objectif est d'interroger la construction de ces dispositifs de politiques publiques et d'analyser leurs déploiements. Ce qui permet d'observer les conséquences des concurrences qui se jouent entre l'État et la métropole, mais aussi entre les structures de la mise en œuvre (Missions locales et agences France travail) à propos de la propriété du problème public, de la définition de ses causes et des solutions à y apporter. Pour ce faire, les institutions qui conçoivent et déploient ces dispositifs sont investies à différents niveaux. Des observations et des entretiens semi-directifs sont menés avec des membres des administrations politiques centrales concernées : Élysée, Matignon, ministère du Travail, Direction générale de l'emploi et de la formation professionnelle ; des administrations politiques locales : métropole de Lyon : notamment la direction insertion et emploi, les directions départementales/régionales de l'emploi, du travail et des solidarités ; ainsi que les institutions de la mise en œuvre : les missions locales (union nationale/départementales des missions locales, antennes locales) et France travail (direction générale, antennes locales).