Matérialités marines : métamorphoses et transformations des mondes vivants marins dans les natures mortes néerlandaises du XVIIe siècle
| Auteur / Autrice : | Clara Langer |
| Direction : | Sophie Raux, Karin Leonhard |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Histoire, Histoire de l'Art |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2023 |
| Etablissement(s) : | Lyon 2 en cotutelle avec Université de Constance |
| Ecole(s) doctorale(s) : | ScSo - Sciences Sociales |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : LARHRA - Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Mes recherches se proposent d'interroger des méthodologies diversifiées afin d'analyser les représentations du monde animal marin dans les natures mortes produites dans les Provinces Unies ou par des artistes néerlandais tout au long du XVIIe siècle. Dans la perspective du renouveau historiographique sur les natures mortes, s'intéressant plus aux dimensions matérielles qu'à la portée symbolique de ce genre, il s'agit d'étudier comment les peintres ont représenté ces animaux et leurs vestiges, en se posant la question de l'attention plastique, mais également économique et scientifique, dédiée à ceux-ci. La question de la matérialité se pose doublement dans le cas de ces peintures : elle peut être comprise à la fois comme celle des animaux, en tant que modèles des peintres et objets réels, mais également comme celle de leur dimension picturale, de leur représentation et mise en valeur dans les uvres. Le monde marin est ici pris comme un espace unifié, reflétant les mouvements de personnes et d'animaux qui se produisent sous la coupe de l'entreprise marchande et coloniale néerlandaise. La variété des formes de vies marines, de leurs apparences, de leurs textures, interroge à cette époque, notamment face à l'impossibilité d'observer ces animaux dans un écosystème naturel, faisant grandir l'incompréhension, et, de fait, la curiosité à leur égard, comme le montre leur fréquence dans les Wunderkammer modernes.