Thèse en cours

Le rôle des indices visuels d’articulation sur l’apprentissage phonologique et lexical en anglais langue étrangère chez de jeunes apprenants en France

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 28/11/2024. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Heather Dyche
Direction : Heather Hilton
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Lexicologie et terminologie multilingues, traduction
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 28/11/2024
Etablissement(s) : Lyon 2
Ecole(s) doctorale(s) : 3LA - Lettres, Langues, Linguistique et Arts
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : CeRLA - Centre de Recherche En Linguistique Appliquée
Jury : Président / Présidente : Nicolas Ballier
Examinateurs / Examinatrices : Heather Hilton, Pascale Leclercq, Sophie Wauquier, Yvan Rose
Rapporteurs / Rapporteuses : Pascale Leclercq, Sophie Wauquier

Résumé

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Le rôle des indices visuels de l’articulation dans l’apprentissage phonologique et lexical chez les jeunes apprenants de l’anglais en France. Les indices visuels de l’articulation, c’est à dire les mouvements visibles des articulateurs pendant la production de la parole, ont un effet sur la perception en L1 et L2, un fait démontré par l’illusion de McGurk (McGurk & MacDonald 1976). Cette thèse cherche à savoir si un modèle de prononciation qui inclut une vidéo de la bouche parlante est plus efficace pour l’apprentissage phonologique et lexical en comparaison avec un modèle uniquement audio dans une tâche d’apprentissage de vocabulaire chez les jeunes apprenants francophones. Pour tester notre hypothèse que les indices visuels d’articulation seraient un atout dans l’apprentissage phonologique et lexical, nous avons récolté des données de 63 enfants inscrits en CP (5 à 6 ans) ou CE2 (8 à 9 ans). Ils ont fait une tâche d’apprentissage de vocabulaire avec 13 mots cibles, composée de 4 familles d’animaux et un pseudomot, thaylien, créé pour intégrer un / θ/ initial. Les mots cibles ont été sélectionné pour donner un éventail de phonèmes anglais réputés pour leur difficulté : les voyelles / ɪ, ɛ, æ, ʌ, ʊ, uː, ɑː, aʊ, oʊ, ᴐː/, les consonnes /h, ɹ, ʧ, θ /, et l’allophone [ɫ]. Un groupe d’enfants ont participé dans une phase d’apprentissage où le bas de visage de la locutrice était visible, et un groupe témoin ont fait la même phase d’apprentissage mais sans vidéo du bas de visage de la locutrice. Les enfants ont complété des tâches de rappel et de reconnaissance ainsi qu’une tâche d’imitation des mots. Nous avons comparé les résultats selon la condition, regardant le nombre d’items rappelé et reconnu ainsi que la qualité de prononciation. La prononciation était évaluée de deux façons. Les productions des enfants ont été transcrites dans le logiciel PHON par deux transripteures : une juge bilingue dominante anglaise une juge bilingue dominante française. Ces transcriptions ont été comparées au modèle pour donner le pourcentage des phonèmes corrects (PPC). La compréhensibilité et degré d’accent étranger de chaque mot-cible reproduit a aussi été évalué. Nos résultats ont montré, à notre grande surprise, que l’accès aux indices visuels de l’articulation n’ont pas facilité nos jeunes apprenants dans la reconnaissance, le rappel ou l’imitation des mots-cibles. Un test de la somme de rang non parié Wilcoxon a montré un effet significatif de l’âge pour certains tests. Nous pensons que l’effet de diviser son attention pour observer et la bouche articulant et l’image associé au mot cible soit plus puissant que le bienfait éventuel de la visibilité de l’articulation. Il est bien probable que notre protocole ne constitue pas une exposition suffisante pour que les différences entre conditions sortent. Une troisième possibilité est que nos groupes n’étaient simplement pas équivalents. Bien que les réponses à nos questions de recherches de départ restent peu concluantes, nous avons pu faire quelques observations intéressantes à partir des analyses phonétiques des productions de nos participants lors des tâches de rappel et d’imitation. Nos jeunes participants ne semblaient rencontrer aucune difficulté dans l’imitation du /h/ dans ‘hen’ et ‘hog’, par exemple. L’intégration des indices visuels de l’articulation dans les matériaux pratiques pour les enseignants d’anglais non-spécialistes dans les écoles élémentaires en France restent un domaine méritant de l’étude. Les résultats de cette thèse suggèrent que les études futures devraient viser une phase d’apprentissage plus longue, probablement de plusieurs séances. Les analyses phonétiques de nos tâches de production fait surgir aussi la possibilité fascinante que les erreurs de prononciation typiques des apprenants de l’anglais francophones L1 serait différents selon l’âge des apprenants, peut-être à cause du manque d’exposition à l’anglais écrit chez le jeune apprenant.