Thèse en cours

En-quête de transversalité : une intervention sociologique à l'interface de la protection de l’enfance et du champ du handicap. Une expérience de l’ODPE de la Loire

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 02/10/2025. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Stéphany Duran
Direction : Bertrand RavonClaire Autant-dorier
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Sociologie anthropologie
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 02/10/2025
Etablissement(s) : Lyon 2
Ecole(s) doctorale(s) : ScSo - Sciences Sociales
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : CMW- Centre Max Weber
Jury : Président / Présidente : Pierrine Robin
Examinateurs / Examinatrices : Bertrand Ravon, Claire Autant dorier, Émilie Potin, Denis Laforgue, Gilles Herreros
Rapporteurs / Rapporteuses : Émilie Potin, Denis Laforgue

Résumé

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Cette thèse s’intéresse aux enfants confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) et en situation de handicap, et aux épreuves de coordination liées à leur prise en charge. Elle retrace une expérience de recherche-action aux prises avec les tentatives déployées par de multiples acteurs pour accompagner au mieux ces jeunes, ainsi nommés « enfants de l’interstice ». Avec le tournant inclusif des politiques sociales impulsé depuis une vingtaine d’années, la logique de parcours s’est imposée pour répondre de manière « adaptée » et « globale » aux « situations complexes », ici à la croisée des secteurs d’intervention sociale, médico-sociale et sanitaire. La transversalité est devenue le mot d’ordre d’une multiplicité d’acteurs, qui dans un contexte de rareté des ressources, tentent de remédier à des problématiques d’hébergement, de scolarité ou de soins « sans solutions ». Initiée dans le cadre d’une Convention Industrielle de Formation par la Recherche en Entreprise (CIFRE) associant l’Observatoire de la Protection de l’Enfance du Département (ODPE) de la Loire et le Centre Max Weber (CMW), la thèse rend compte des difficultés à établir un dialogue solide entre le monde de la protection de l’enfance et celui du handicap. La première partie s’intéresse à ce qui crée de l’écart entre secteurs sociaux, éducatifs, médico-sociaux et sanitaires. A partir d’une posture d’intervention observante, sont documentées différentes tentatives de coordination : participation à des instances de travail interinstitutionnel et partenarial, mise en place de nouveaux processus et d’outils de pilotage, mise en œuvre de dispositifs transversaux. Indissociablement, l’analyse fine de l’impossible quantification des « enfants de l’interstice » ainsi que l’analyse des catégories de la pratique donnent à voir un univers tensionnel, semé de méconnaissances et d’incompréhensions. La seconde partie rend compte de la réduction de l’écart à partir de l’exploration des possibles entre les différents domaines d’intervention. La présentation détaillée de quatre études de cas et l’observation de dispositifs dédiés rendent compte des pratiques instituantes permettant de tenir les situations, contenir les jeunes, maintenir les appuis institutionnels, éviter les ruptures et trouver des prises pour continuer à agir dans un monde qui reste incertain. Par la diversité des initiatives et l’hétérogénéité des agencements opérés qu’elle donne à voir, cette thèse de sociologie pratique, à la croisée de l’intervention sociologique et de la conduite de projet, contribue à l’étude et l’accomplissement des nouvelles dynamiques institutionnelles de la « désinstitutionalisation ».