Thèse en cours

Les corps féminins dys-fonctionnants : les itinéraires de la (non) libération de la deuxième vague féministe

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Auteur / Autrice : Rebecca Borsari
Direction : Davide Luglio
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Études romanes italiennes
Date : Inscription en doctorat le 01/09/2024
Etablissement(s) : Sorbonne université
Ecole(s) doctorale(s) : Civilisations, cultures, littératures et sociétés
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Equipe littérature et culture italiennes

Mots clés

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Résumé

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Le projet de thèse a fait l'objet de modifications au fur et à mesure des lectures, confrontations et réflexions réalisées tout au long de cette année. D'un point de vue thématique, ce qui, au début, représentait le sujet principal de la thèse, le bovarysme et son héritage dans la prose ‘‘féminine'' des années 1950-1999, a changé de statut en arrivant à occuper une place ‘secondaire' mais à ne pas négliger à l'avenir du projet. L'attention thématique - par ailleurs, après une redéfinition plus ponctuelle de la période historique considérée - a plutôt portée sur la nature, et le changement, du corps féminin dans la prose féminine de la 2ème vague féministe (1960-1980). Sous l'influence des théories et philosophies féministes qui se développent à ce moment, le corps féminin commence à entreprendre son très complexe chemin vers la libération. En prenant de plus en plus conscience de son autonomie par rapport à la culture patriarchale et en acquérant une, nouvelle et potentielle, valeur ‘politique/publique', il commence à être perçu et décrit différemment par les écrivaines. Dans les narrations, les corps des femmes prennent des traits toujours plus ‘'réels'' en passant par des sujets très débattus à l'époque (la maternité, l'avortement, le plaisir et la liberté sexuels, le divorce). En particulier, parmi les lectures effectuées, un significatif point de départ ouvrant le corpus a été isolé, c'est-à-dire le roman La fille nommée Julien (1964) qui, censuré immédiatement après sa publication, touche explicitement des sujets ‘délicats' et tabou pour l'époque, comme le cycle menstruel et le lesbianisme. Evidemment, à support de cette réflexion thématique, il a été nécessaire de : prendre en examen et considérer de manière approfondie les théories féministes, notamment celles qui ont eu plus de résonance en Italie – surtout le pensiero della differenza sessuale et certaines féministes comme Carla Lonzi, Adriana Cavarero, Luisa Muraro ; étudier toute la tradition littéraire précédente relative à la nature du corps féminin : comment, avant ce moment socio-culturel considéré ‘révolutionnaire' marqué par de profonds changements, les corps féminins étaient-ils représentés en littérature ? Cette étude sur la tradition est, certainement, vue l'ampleur, à poursuivre. Par rapport au corpus, pour l'instant ceci inclut - après la ri-définition de la période historique étudiée, en passant de l'entière 2ème moitié du XXe siècle aux années 1960-1980 – 7 romans : La ragazza di nome Giulio (Milena Milani), La mela e il serpente (Armanda Guiducci), Un matrimonio perfetto (Carla Cerati), Donna in guerra (Dacia Maraini), L'arte della gioia (Goliarda Sapienza), La spiaggia del lupo (Gina Lagorio) e Ammazzare il tempo (Lidia Ravera). Récemment, toujours concernant le corpus, une idée est survenue : il serait intéressant et prometteur de considérer également, aux mêmes années, la prose masculine, écrite par des auteurs-hommes, pour voir comment le regard masculin perçoit et décrit, de son côté, le corps féminin. Actuellement, les lectures en cours comprennent Un amore de D. Buzzati, Io e lui de A. Moravia et Teorema de P.P.Pasolini.