'Taejonggyo : Mythe, religion et résistance dans la construction de l'identité nationale coréenne'
| Auteur / Autrice : | Emma Ziani |
| Direction : | Olivier Ihl, Donald Baker |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Science politique |
| Date : | Inscription en doctorat le 30/08/2024 |
| Etablissement(s) : | Université Grenoble Alpes |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale sciences de l'homme, du politique et du territoire |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'Etudes et de Recherche sur la Diplomatie, l'Administration Publique et le Politique |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Le début du XXe siècle a marqué une période tumultueuse de l'histoire coréenne, caractérisée par la domination coloniale, les bouleversements sociopolitiques et la quête de l'identité nationale. Dans ce contexte, l'émergence et l'évolution du Taejonggyo, un mouvement religieux coréen autochtone, ont joué un rôle essentiel dans la formation de la conscience collective et des efforts de résistance du peuple coréen. Les racines du Taejonggyo remontent à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, dans un contexte de mécontentement et de résistance croissants à l'égard de l'intervention étrangère. En 1909, dans un contexte d'empiètement impérial et de troubles internes, Na Cheol a fondé le Taejonggyo, le positionnant comme un mouvement spirituel et nationaliste visant à revitaliser la culture et l'identité coréennes. Cette période coïncide avec l'apogée de l'influence japonaise en Corée, qui culmine avec l'annexion de la péninsule coréenne par le Japon en 1910. La domination coloniale japonaise a entraîné des changements importants dans la société coréenne, notamment la suppression de la culture, de la langue et des pratiques religieuses coréennes. Le Taejonggyo, qui met l'accent sur les croyances indigènes et le culte de Tangun, le fondateur mythique de la nation coréenne, a constitué un moyen de résistance et de préservation culturelle pour de nombreux Coréens. Tout au long de la période coloniale, le Taejonggyo a servi de symbole de l'identité nationale et de point de convergence du sentiment antijaponais, favorisant un sentiment de solidarité et de résilience parmi ses adeptes.