La gauche plurielle au pouvoir, une coalition de gouvernement à l'uvre (1997-2002)
| Auteur / Autrice : | Elisa Steier |
| Direction : | Olivier Dard, Noëlline Castagnez |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Histoire contemporaine |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/09/2024 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Histoire moderne et contemporaine |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Sorbonne - Identités, relations internationales et civilisations de l'Europe |
Mots clés
Résumé
L'objectif de cette thèse est d'étudier la gauche plurielle au pouvoir. La gauche plurielle est une coalition, regroupant le Parti socialiste, le Parti communiste français, les Verts, le Parti radical de gauche et le Mouvement des citoyens, qui a remporté la victoire aux élections législatives anticipées de 1997 et qui est restée au pouvoir jusqu'en 2002. Durant cette période, de nombreuses réformes marquantes ont été mises en uvre, telles que la réduction du temps de travail hebdomadaire à 35h, dans un climat que l'historien Jean-Jacques Becker a qualifié de « bataille permanente », affirmation qu'il convient d'approfondir et sans doute de nuancer. Nous souhaitons donc étudier comment la gauche plurielle, une alliance regroupant un nombre important de partis politiques, a réussi à gouverner la France pendant cinq années, une longévité peu commune parmi les expériences d'alliances à gauche. Plus précisément, notre recherche a pour mission d'analyser les processus de négociation et de prise de décision qui ont été à l'uvre au sein de la coalition. Pour ce faire, deux axes d'analyse sont privilégiés : « inter », pour étudier les relations entre les membres de la coalition et entre les institutions investies par l'alliance, notamment le gouvernement et l'Assemblée nationale, mais aussi « intra », afin d'examiner l'évolution interne des différentes formations politiques et des institutions. De plus, la gauche plurielle au pouvoir doit être mise en perspective avec la construction de l'alliance, caractérisée par une faible contractualisation originelle, uniquement fondée sur des accords bilatéraux. Enfin, cette recherche tient compte de l'histoire plus longue des relations entre partis politiques progressistes et des alliances qui ont jalonné le XXe siècle, ces dernières ayant nécessairement laissé des traces perceptibles sur les interactions au sein de la coalition.