Thèse soutenue

Détection et caractérisation des effets de la somnolence en IRM fonctionnelle de repos

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Ivan Ignacio Igor Gaez
Direction : Olivier Etard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de la vie et de la santé
Date : Soutenance le 22/06/2026
Etablissement(s) : Normandie
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Normande de biologie intégrative, santé, environnement (Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Mobilités : Vieillissement, Pathologie, Santé (Caen ; 2017-....)
Établissement co-accrédité : Université de Caen Normandie (1971-....)
Jury : Président / Présidente : Géraldine Rauchs
Examinateurs / Examinatrices : Géraldine Rauchs, Ellemarije Altena, Mélanie Strauss, Mikaël Naveau, Marc Joliot
Rapporteurs / Rapporteuses : Ellemarije Altena, Mélanie Strauss
DOI : 10.70675/ae967b64z2535z4d6fza2f1z84fa1b11319b

Mots clés

FR  |  
EN

Résumé

FR  |  
EN

L’étude du cerveau à travers l’IRMf-r a contribué au développement de nombreuxmarqueurs qui permettent le diagnostic de maladies neurodégénératives. Toutefois, ila été constaté que, pendant l’état de repos, les participants présentent des fluctuationsde somnolence qui peuvent perturber les données d’IRMf, impactant l’interprétation deces marqueurs. La polysomnographie constitue le gold standard pour mesurer lasomnolence mais son utilisation en IRMf-r est complexe. Ce travail de thèse visait àévaluer la somnolence via l’utilisation de vidéos issues de la caméra de surveillancestandard de la salle IRM, puis à caractériser les modifications du signal IRMf-r enfonction de la somnolence. La première étude s’est concentrée sur le développementet la validation d’un système de détection de la somnolence basé sur l’indicePERCLOS. La deuxième étude portait sur la caractérisation de modifications du signalIRMf-r en fonction du « Drowsigram » (une échelle basée sur l’indice PERCLOS). Nosrésultats montrent qu'il est possible de détecter le niveau de somnolence à l'aide del'indice PERCLOS et que celle-ci induit des oscillations à basse fréquence (0,05 Hz)qui augmentent en fonction de son intensité. Ces oscillations se manifestentprincipalement dans le cortex sensoriel primaire, le cortex sensorimoteur et lethalamus. En conclusion, la spécificité des modifications du signal IRMf-r, au niveaufréquentiel et régional, suggère une diminution du traitement sensoriel et moteur quipermettrait de faciliter le sommeil. De plus, ce travail de thèse démontre que lasomnolence a un impact sur les données IRMf-r et propose un nouvel outil permettantde la contrôler en tant que facteur de confusion dans les études futures.