Thèse en cours

L'esthetique musicale chez Descartes

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 30/06/2026. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Henia Laura De freitas duarte
Direction : Gilles OlivoAlexandre Guimaraes tadeu de soares
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Philosophie, epistemologie
Date : Inscription en doctorat le 11/05/2022
Soutenance le 30/06/2026
Etablissement(s) : Normandie en cotutelle avec Université de UBERLANDIA
Ecole(s) doctorale(s) : Normandie Humanités
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Identité et subjectivité (Caen)
Établissement co-accrédité : Université de Caen Normandie
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Igor Agostini, Alexandre Guimaraes tadeu de soares, Gilles Olivo, César augusto Battisti, Mariana De almeida campos
Rapporteurs / Rapporteuses : Igor Agostini, César augusto Battisti

Résumé

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Cette thèse examine la possibilité d’identifier une élaboration esthétique dans la pensée de René Descartes, dont l’origine se trouve dans le Compendium musicae (1618) et dont les développements se prolongent jusqu’aux Passions de l’Âme (1649). À partir de l’hypothèse selon laquelle la réflexion cartésienne sur la musique dépasse le cadre de la théorie musicale et de l’acoustique, cette recherche analyse les rapports entre proportion, plaisir, sensibilité et affects afin de mettre en évidence l’existence d’une esthétique implicite au sein de la philosophie cartésienne. L’étude repose sur l’analyse directe des textes originaux de Descartes, en latin et en français, avec une attention particulière portée au Compendium musicae, à la correspondance philosophique, notamment avec Marin Mersenne et Constantijn Huygens, au Traité de l’Homme ainsi qu’aux Passions de l’Âme. Une place importante est accordée à l’examen des Praenotanda, ensemble de propositions préliminaires dans lesquelles Descartes expose les principes de la perception sensible, de la délectation et de la proportion. La recherche engage également un dialogue critique avec la tradition interprétative en confrontant les lectures classiques, qui refusent l’existence d’une esthétique cartésienne, aux interprétations contemporaines qui reconnaissent l’importance philosophique de la sensibilité dans son œuvre. Les résultats montrent que Descartes déplace la compréhension de la musique d’un horizon cosmologique hérité de la tradition pythagoricienne vers une perspective centrée sur l’expérience humaine du plaisir. La distinction entre perfection et beauté, développée dans sa correspondance, révèle que le beau ne se réduit pas aux propriétés mathématiques de l’objet, mais dépend de la relation entre le son et l’âme qui le perçoit. Il est ainsi possible de conclure que le Compendium constitue le point de départ d’une réflexion sur le sensible qui trouve son prolongement dans la théorie des passions, permettant de reconnaître l’existence d’une esthétique cartésienne fondée sur l’union de l’âme et du corps, de la proportion et de la délectation, de la raison et de la sensibilité.