Thèse en cours

Ρensées et praxis instituante du cοmmun - Une trοisième vοie pοur des alternatives urbaines

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 12/12/2025. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Milena Koutani
Direction : Bruno Proth
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Amenagement
Date : Inscription en doctorat le 09/12/2020
Soutenance le 12/12/2025
Etablissement(s) : Normandie
Ecole(s) doctorale(s) : École Doctorale Homme, Sociétés, Risques, Territoire
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Architecture, territoire, environnement (Darnétal, Seine-Maritime ; 2015-....)
Établissement co-accrédité : Université de Rouen Normandie
Jury : Président / Présidente : Catherine Deschamps
Examinateurs / Examinatrices : Mathias Rollot, Florence Bouillon, Catherine Deschamps, Silvana Segapeli, Arnaud Le marchand, Bruno Proth
Rapporteurs / Rapporteuses : Silvana Segapeli, Mathias Rollot

Mots clés

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Résumé

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Depuis les années 2000, le commun s’est imposé dans de nombreux champs disciplinaires et dépasse aujourd’hui son cadre initial, élaboré par les travaux précurseurs d’Elinor Ostrom. S’il se caractérise comme une co-activité entre des individus au sein d’un collectif, le commun représente également dans la production de l’espace une troisième voie au-delà de l’action de l’État et des contraintes du marché. Cette recherche doctorale porte sur ce travail du (faire-)commun, intégré dans le champ urbain et architectural, où s’expérimentent de nouveaux modes d’habiter coopératifs, alternatifs et parfois radicaux. Pour ce faire, nous prenons appui sur différents terrains d’enquête en Seine-Maritime : le suivi de l’occupation du Foyer Sainte-Marie par le collectif des Jardins Joyeux, arrimé à d’autres luttes passées et expérimentations en cours au sein de la métropole rouennaise (Ferme des Bouillons, Tiers-lieu du 40 et squat de la Grenouille). L’étude d’autres structures, comme le Hangar Zéro au Havre nous a également permis d’approfondir les étapes du conditionnement du commun, mis en relation avec un droit à la ville renouvelé : de l’ouverture d’un tiers-espace, aux enjeux d’une gouvernance par les pairs, en passant par la définition, les identifications et la transformation d’un « moi imbriqué » au sein d’une action collective. Au cœur d’un mouvement de résistance instituant, ces terrains ont révélé des intérêts antagonistes sur le territoire, puisqu’ils contestent le droit absolu de propriété, en accordant une prévalence à la destination sociale d’un espace, son accès, son usage et sa mutualisation. Dans un contexte de nouveau régime climatique et face à l’émergence de nouvelles enclosures, ces zones conflictuelles nous permettent d’interroger nos besoins, nos désirs, nos renoncements. En définissant le commun et ses implications architecturales et urbaines d’une part, et en évaluant ses ramifications au sein de projets alternatifs d’autre part, cette recherche vise à analyser de nouvelles formes de liens mutualistes, solidaires et coopératifs, susceptibles de faire naître, structurer et stimuler des transformations urbaines inédites.