Des jardins οuvriers aux jardins familiaux : des espaces tοujοurs pοpulaires ? Une géοgraphie sοciale des lοtissements de jardins
| Auteur / Autrice : | Lena Jegat |
| Direction : | Philippe Madeline |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Geographie |
| Date : | Inscription en doctorat le 05/10/2020 |
| Etablissement(s) : | Normandie |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Homme, Sociétés, Risques, Territoire |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Espaces et sociétés (Rennes) |
| Établissement co-accrédité : Université de Caen Normandie | |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Philippe Madeline, Nathan Mcclintock, Arnaud Frauenfelder, Sophie Blanchard, Maxime Marie, Jean-noel Consales, Genevieve Pierre |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Genevieve Pierre, Jean-noel Consales |
Mots clés
Résumé
Hérités des politiques paternalistes de la fin du XIXe siècle, les lotissements de jardins sont historiquement des espaces du surtravail domestique des ménages ouvriers. Dans un contexte néolibéral, ils sont aujourd’hui assimilés à l’agriculture urbaine et intégrés aux politiques publiques environnementales et alimentaires. Cette thèse propose d’en interroger les usages, représentations, appropriations et la manière dont les rapports sociaux qui y prennent place et les structurent. La réflexion est articulée autour de trois axes d’analyses : l’action publique locale, la sociologie des personnes usagères et les pratiques jardinières, avec une attention particulière pour la fonction alimentaire. Organisé autour de trois échelles – la ville, les lotissements de jardins et les parcelles individuelles – le travail de recherche donne à voir les transformations socio-spatiales de ces espaces. Celui-ci s’appuie sur l’hypothèse que les lotissements de jardins sont travaillés par un processus de gentrification, qui passe par leur esthétisation selon les normes dominantes, au nom de leurs fonctions environnementales, écologiques et paysagères. Inscrite dans une démarche de géographie sociale, cette thèse combine des matériaux issus de méthodes qualitatives et quantitatives (méthodologie mixte). Un travail d’analyse spatiale à échelle fine (analyse diachronique des surfaces cultivées et de l’occupation du sol des parcelles individuelles) est ainsi croisé avec plusieurs enquêtes de terrain (questionnaires, carnets de récoltes et entretiens) auprès d’une diversité d’acteurs (personnes jardinières, responsables associatifs, élus locaux et agents de l’action publique locale). Afin d’interroger l’objet lotissements de jardins dans des contextes de villes petites et moyennes, jusque-là peu étudiés, la thèse porte sur trois terrains d’étude normands (France) : les agglomérations de Rouen, Caen et Alençon.