Thèse soutenue

Les agglοmératiοns d'οrigine castrale dans le Νοrd de la Bοurgοgne ducale au Μοyen Âge (bailliages d'Auxοis et de la Μοntagne) : mοrphοgenèse, tοpοgraphie et dynamiques

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Auteur / Autrice : Thomas Vergine
Direction : Luc Bourgeois
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire, histoire de l'art et archéologie
Date : Soutenance le 10/12/2024
Etablissement(s) : Normandie
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Normandie Humanités (Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre Michel de Boüard - Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales (Caen ; 1959-....)
Établissement co-accrédité : Université de Caen Normandie (1971-....)
Jury : Président / Présidente : Laurent Schneider
Examinateurs / Examinatrices : Laurent Schneider, Valérie Serdon, Élisabeth Lorans, Pierre Bauduin, Alexis Wilkin, Olivier Bruand
Rapporteurs / Rapporteuses : Valérie Serdon, Élisabeth Lorans
DOI : 10.70675/bafabf26zfeb0z4126zbf8bz0ea170019472

Résumé

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Cette thèse s'intéresse au fait urbain médiéval et plus particulièrement au processus d'agglomération de l'habitat auprès d'un château entre le Xe et le XIIIe siècle dans le Nord de la Bourgogne (Auxois et Montagne, soit plus d'un tiers du département de la Côte-d'Or). Mais, afin d'appréhender pleinement les dynamiques de peuplement sur la longue durée, il était nécessaire d'élargir le champ chronologique de la fin de l'Antiquité, quand les agglomérations dites « secondaires » présentaient encore un caractère urbain, jusqu'à la fin du XVIe siècle et même au-delà du Moyen Âge pour tenter de cerner ce qu'a pu être la destinée de ces agglomérations, pour la plupart privées de château à l'issue des guerres de Religion, qui occupèrent néanmoins une place centrale dans les systèmes administratifs et urbains bourguignons jusqu'au début du XXIe siècle. Ce processus d’agglomération de l'habitat auprès d'un château connaît trois phases principales entre le Xe et le XVIe siècle : l’émergence (950-1150), le plein essor (1150-1300) et la continuation (1300-1600). La morphologie générale d’une agglomération est multifactorielle. Elle résulte évidemment des contraintes topographiques et foncières mais procède également d’autres facteurs déterminants comme l’attractivité d’un itinéraire routier (lié ou non au franchissement d’une rivière ou d’un col), la polarisation d’un édifice (le château, l’église ou le marché) ou encore la volonté des châtelains de promouvoir l’urbanisation de cet habitat subordonné par la fondation d’un prieuré ou l’institution d’un marché, voire même par la planification d’un quartier ou d’une ville neuve. L’approche morphologique et la lecture fonctionnelle appliquées à ces agglomérations permettent également de suivre les dynamiques de peuplement et l’évolution de la centralité sur la longue durée. Plus largement, cette approche met en évidence une hiérarchie évolutive des agglomérations et la constitution de systèmes urbains d’ampleur et d’influence différentes, imbriqués les uns dans les autres.