Soins palliatifs et bon usage du médicament : quels enjeux ?
| Auteur / Autrice : | Adrien Evin |
| Direction : | Caroline Victorri-Vigneau, Jean-François Huon, Marianne Bourdon |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Biologie Cellulaire, Biologie du Développement |
| Date : | Soutenance le 14/02/2025 |
| Etablissement(s) : | Nantes Université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Biologie-Santé (Nantes) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : SPHERE (Nantes ; Tours) |
| Jury : | Président / Présidente : François Goldwasser |
| Examinateurs / Examinatrices : Laure Serresse | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : François Goldwasser, Fabrice Berna |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
En raison de sa fréquence et de ses conséquences individuelles et collectives, le mésusage des médicaments est un enjeu majeur de santé publique. Pour y remédier, les autorités de santé publient régulièrement des recommandations visant à limiter le mésusage. Bien que ces directives soient conçues pour s'appliquer à l'ensemble des patients, certaines populations, comme celles en soins palliatifs, restent sous-documentées. Dans ces contextes spécifiques, la prescription médicamenteuse pose un défi considérable, exigeant un équilibre délicat entre les bénéfices attendus et les risques encourus. Ce travail a pour objectif de caractériser le mésusage des médicaments dans le cadre des soins palliatifs, en identifiant des pistes d'amélioration, notamment en matière de déprescription. Une attention particulière a été portée à deux classes de médicaments souvent sujettes à une surprescription dans la population générale : les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) et les benzodiazépines. Nos études menées auprès de patients en soins palliatifs révèlent un mésusage prononcé des IPP, et mettent en question la surprescription des benzodiazépines. Par ailleurs, la faisabilité de la déprescription dans ce contexte a été examinée. Nos premiers résultats indiquent que les patients en soins palliatifs se montrent globalement favorables à la déprescription. Nous avons également étudié la pertinence des indicateurs permettant d'évaluer les effets de la déprescription. Nos résultats mettent en lumière l'intérêt d'utiliser des critères d'évaluation synthétiques, tels que des échelles brèves pour mesurer des symptômes spécifiques comme l'anxiété. Enfin, ils appellent à la création d'outils spécifiques pour évaluer la qualité de vie des patients palliatifs en lien avec la déprescription.