Thèse en cours

DIGITALISATION DE LA RELATION DE TRAVAIL

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Auteur / Autrice : Laurine Etienne
Direction : Jean-Philippe Tricoit
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Droit privé
Date : Inscription en doctorat le 18/09/2023
Etablissement(s) : Université de Lille (2022-....)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale des Sciences Juridiques, Politiques et de Gestion
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre de Recherche Droits et Perspectives du Droit
Equipe de recherche : LEREDS - L'Equipe de recherches en droit social

Mots clés

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Résumé

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Le règlement intérieur s'est transformé en fonction des époques. Ce dernier a connu un renversement historique où jadis, des sanctions infligées au salarié étaient uniquement pécuniaires. Ce mode de sanction était la norme, toutefois ce procédé a fait l'objet de revendication voir de révolte. Le législateur entend ce cri d'alerte et se décide à combler le vide laissé par le code civil en créant un code du travail, celui-ci étant une compilation de l'ensemble des lois sociales et n'encadre aucune procédure ou sanctions disciplinaires. La question s'est posée à l'époque de savoir si cet oubli était volontaire afin que l'employeur puisse toujours disposer d'un pouvoir absolu dans ces lieux. Cette théorie fait référence à la notion de « vide juridique » lorsque la loi ne protège pas le faible, c'est la loi du fort qui s'applique. Il faut attendre les lois Auroux de 1982, qui fait naître le pouvoir disciplinaire de l'employeur à travers le règlement intérieur afin d'encadrer les relations de travail. Récemment, la révolution numérique a voilé le lien de subordination liant l'employeur au salarié provoquant une disparition progressive toutefois rattrapé par des garde-fous. Aujourd'hui et demain, les changements susvisés conduiront peut-être à encadrer davantage ou non le pouvoir disciplinaire de l'employeur.