Recherche et étude d'exocomètes
| Auteur / Autrice : | Théo Vrignaud |
| Direction : | Alain Lecavelier des Étangs |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Astronomie et Astrophysique |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2023 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Astronomie et astrophysique d'Île-de-France (Paris ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut d'Astrophysique de Paris |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Les exocomètes sont détectées et étudiées dans les systèmes planétaires jeunes via les observations spectroscopiques (pour le gaz) ou, plus récemment, via les observations photométriques (pour les poussières). Toutefois, malgré le grand nombre de détections, en particulier dans le système planétaire de Bêta Pictoris, l'origine de ces objets, leur interaction avec le gaz et les poussières interplanétaires d'une part, et avec les planètes massives d'autre part, et d'une manière générale leur rôle dans l'évolution des systèmes planétaires rentent encore à élucider. Le travail de thèse consistera à détecter de nouvelles signatures d'exocomètes et à étudier les objets connus. Ce travail fera appel à la combinaison d'une approche à la fois observationnelle et théorique. Du coté des observations, le doctorant pourra s'intéresser aux nombreuses observations spectroscopiques déjà obtenues dans l'ultraviolet avec le Télescope spatial Hubble (HST), ou aux données photométriques des missions Kepler et TESS de la NASA. En tant que membre du Board de la mission CHEOPS de l'ESA, Alain Lecavelier a accès à l'ensemble des données obtenues par cet observatoire spatial qui a été mis en orbite en 2019 et dont la mission étendue va commencer en octobre 2023. Les observatoires au sol seront aussi utilisés ; par exemple, les données obtenues avec le spectrographe Harps sur le 3,6m de l'ESO pourront apporter de nouvelles informations originales sur le système de Beta Pictoris. Enfin, le Télescope spatial James Webb permettra d'obtenir de nouvelles informations sur les systèmes exocométaires connus. Afin d'extraire le maximum d'information des observations disponibles, icelles devront faire l'objet de modélisations et de simulations numériques qu'il reste à développer. Cette partie du travail de thèse fera appel à des éléments de la mécanique céleste, de calcul numérique, de la dynamique du gaz et des poussières et du transfert de rayonnement. Ces travaux pourront être associés aux travaux observationnels et théoriques de l'équipe sur les atmosphères des exoplanètes. Le lien avec les exocomètes est particulièrement fort avec les problématiques liées à l'échappement atmosphérique qui conditionne l'évolution des exoplanètes qui sont en orbite près de leur étoile. Le doctorant pourra mettre l'accent sur une ou plusieurs de ces approches de la problématique des exocomètes (et de l'évaporation des exoplanètes), en fonction de ses préférences, de ses aptitudes et, surtout, des découvertes qui jalonneront le déroulement de la thèse.