Comprendre les défauts dans les nanomatériaux : analyses structurales multi-échelles
| Auteur / Autrice : | Clara Doisneau |
| Direction : | Capucine Sassoye |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Physique et chimie des matériaux |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2023 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Physique et chimie des matériaux |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de Chimie de la matière condensée de Paris |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Pour lever des verrous technologiques majeurs tels que la durée de vie des batteries, la dépollution de l'air ou encore la création de traitements médicaux sur mesure, il faut se mettre en quête de nouveaux nanomatériaux, pour lesquels l'échelle nanométrique est à l'origine de propriétés particulières. Ces propriétés, telles qu'un comportement magnétique nouveau, une forte activité en catalyse ou l'émission de couleurs très pures naissent de deux traits propres à cette échelle : les effets de confinement quantiques et la forte proportion d'atomes en surface par rapport à ceux au cur du matériau. Cette description traditionnelle oublie pourtant le rôle de la structure du matériau, i.e. l'arrangement entre les atomes, alors même que ses propriétés en dépendent en premier lieu. Or, on sait aujourd'hui que l'ordre atomique dans des nano-objets peut être fortement modifié par rapport au matériau massif (solide idéal) : par exemple, le nanomatériau peut être plus désordonné que le cristal infini, ou présenter un paramètre de maille différent, ou encore accepter davantage de défauts. Ainsi, retracer l'origine des propriétés particulières des nanomatériaux ne peut se faire qu'en connaissant l'agencement intime des atomes dans ces nano-objets. Dans ce projet, nous allons chercher à comprendre la structure atomique de nano-objets, comment elle se distingue des matériaux massifs, en cur ou en surface, pour expliquer les propriétés de nouveaux matériaux. Pour atteindre cet objectif, nous utiliserons la diffusion totale des rayons X et des neutrons, méthode qui permet d'observer à l'échelle locale les structures dans leur globalité, c'est-à-dire y compris les déformations et défauts [14]. La méthode a été récemment mise en place au laboratoire LCMCP [510] et va permettre dans le cadre de ce travail de thèse d'étudier la structure de nouveaux nano-objets aux propriétés originales (optique, magnétique, électronique, mécanique, réactivité de surface) pour des applications dans les domaines de l'énergie (stockage et conversion), de l'environnement (matériaux durables, dépollution, valorisation du CO2 ) et de la santé (imagerie, hyperthermie).