Thèse soutenue

Sur les fonctions de hachage orientées vers l'arithmétisation

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Auteur / Autrice : Aurélien Boeuf
Direction : Anne CanteautLéo Perrin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences et technologies de l'information et de la communication
Date : Soutenance le 29/04/2026
Etablissement(s) : Sorbonne université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Informatique, télécommunications et électronique de Paris (1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut national de recherche en informatique et en automatique (France). Centre de recherche de Paris (Paris) (2016-....)
Jury : Président / Présidente : Henri Gilbert
Examinateurs / Examinatrices : Magali Bardet, Vincent Neiger, Christian Rechberger
Rapporteurs / Rapporteuses : Daniel Augot, Carlos Cid
DOI : 10.70675/56ca83a0z578bz4683z9422zb3e0bd27c77e

Résumé

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Récemment, nous avons assisté à une multiplication des protocoles de sécurité avancés basés sur les techniques Zero-Knowledge (ZK), Multi-Party Computation (MPC) et Fully-Homomorphic Encryption (FHE). Ces protocoles nécessitent souvent des primitives symétriques de base, telles que des chiffrements par blocs et des fonctions de hachage. Cependant, les primitives standard telles que AES et SHA-3 n'ont pas été conçues pour ces applications et ne s'intègrent pas bien dans les cadres de ces protocoles avancés : elles sont définies sur de petits corps binaires et, bien qu'efficaces à calculer, leurs circuits ont une représentation arithmétique complexe. En revanche, de nombreux cryptographes ont récemment proposé des primitives dites « orientées vers l'arithmétisation » (AOPs), qui sont définies sur des anneaux spécifiques et des corps finis à caractéristique impaire, ou qui ont des représentations efficaces en circuits arithmétiques dans des contextes spécifiques. En effet, une étape clé dans l'évaluation de ces primitives au sein des différents protocoles est leur « arithmétisation », un processus par lequel un circuit arithmétique est dérivé de la spécification de la primitive. Avec ces nouvelles contraintes, les AOPs finissent par être très différentes à analyser, par rapport aux primitives « classiques ». Notamment, les meilleures attaques utilisent la propagation de structures algébriques (par exemple, les espaces affines) et des méthodes de résolution de systèmes polynomiaux, basées sur des notions de calcul formel telles que les bases de Gröbner et les résultants. Dans cette thèse, nous développons et améliorons les techniques de cryptanalyse de l'état de l'art et proposons de nouveaux algorithmes plus efficaces qui prennent mieux en compte les propriétés des AOP que nous étudions. Nous proposons notamment des attaques théoriques des versions complètes de certaines AOPs. Enfin, nous utilisons l'analyse de la complexité de nos attaques pour décrire une nouvelle approche de conception, qui décrit explicitement le compromis entre performances et sécurité pour ces primitives orientées vers l'arithmétisation.