Thèse en cours

Etude de la production de di-Higgs pour la nouvelles physiques et amélioration du trajectographe de l'expérience ATLAS en vue de la phase à haute luminosité du LHC

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Auteur / Autrice : Thiziri Amezza
Direction : Reina Coromoto Camacho Toro
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Physique
Date : Inscription en doctorat le 01/11/2023
Etablissement(s) : Sorbonne université
Ecole(s) doctorale(s) : Physique en Ile de France
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de Physique Nucléaire et des Hautes Energies

Mots clés

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Résumé

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L'étude précise du mécanisme de rupture de la symétrie électrofaible (EWSB) est l'un des objectifs les plus ambitieux du Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN. L'existence de l'EWSB a été confirmée expérimentalement en 2012 avec la découverte du boson de Higgs (H) par les collaborations ATLAS et CMS, et une décennie de mesures a renforcé l'hypothèse selon laquelle ses propriétés sont en accord avec les prédictions du Modèle Standard. Cependant, la structure en doublet du champ scalaire et la forme du potentiel, qui sont les fondements du mécanisme EWSB lui-même, n'ont pas encore été testées expérimentalement. Cette thèse se concentrera sur l'étude de la production d'un pair des bosons de Higgs en utilisant le jeu de données ATLAS du début du Run-3. Il s'agit d'un point de référence idéal pour tester plus profondément le mécanisme EWSB, et pour détecter les effets possibles d'une physique non encore découverte au-delà du SM. En raison de la petite section transversale, le projet se concentre sur les canaux de désintégration HH->bbbb qui ont la fraction de branchement de désintégration la plus élevée et sur le régime à haute masse mHH, où la sensibilité au processus HH est maximale en raison de la réduction des bruits dus aux multijets. Expérimentalement, cela signifie le développement et l'utilisation de techniques dédiées pour identifier les produits de désintégration des bosons de Higgs qui sont spatialement collimatés (topologie boostée). L'identification efficace des jets hadroniques initiés par des quarks bottom (appelés b-jets), qui dépend fortement des performances du détecteur de suivi et de vertex, est essentielle. Cette proposition de doctorat est conçue pour offrir à l'étudiant un excellent aperçu du monde de la physique des particules expérimentales, en combinant l'analyse de données, la performance du détecteur et le développement du détecteur. Au cours de la première année du doctorat, l'étudiant contribuera à la validation de nouveaux outils avancés d'identification de bosons Higgs boostés (→ bb) en utilisant les données du début du Run-3. Ensuite, l'étudiant contribuera à l'utilisation de ces nouveaux outils d'identification de bosons Higgs boostés pour une première analyse VBF HH→bbbb à 13,6 TeV. Nous explorerons également des méthodes permettant de séparer les composantes de polarisation des bosons vecteurs. Le directeur de thèse possède une grande expertise en marquage de bosons boostés ainsi qu'en recherches de dibosons pour la nouvelle physique. Le co-directeur de thèse à Toulouse possède une expertise très étendue dans les états finaux de fusion de bosons vecteurs ainsi que dans l'interprétation des mesures pour la nouvelle physique en utilisant des théories effectives des champs. Cela rend l'équipe de direction parfaitement adaptée et nécessaire pour le projet proposé et pour guider le travail du candidat au doctorat. Enfin, le travail de thèse comportera également une partie instrumentale sur le futur trajectographe (« ITk ») prévu pour la phase « haute luminosité » (2026-) d'ATLAS. ITk est la partie principale du programme d'upgrade d'ATLAS. Le groupe LPNHE est impliqué dans ITk depuis sa conception, avec un long programme de R & D sur les capteurs à pixels planairs. Il s'est engagé, avec les groupes LAL et IRFU / CEA ATLAS, à construire et à tester des modules de pixels en silicium pour la partie extérieure du « tonneau » d'ITk.