Les figures filiatives dans le théâtre espagnol contemporain : l'héritage de la violence.
| Auteur / Autrice : | Pauline Gartner |
| Direction : | Antonia Amo-sanchez |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Langues et litteratures romanes |
| Date : | Inscription en doctorat le 31/10/2023 |
| Etablissement(s) : | Avignon |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Culture et Patrimoine |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Identité Culturelle, Textes et Théatralité |
Mots clés
Résumé
Par une approche multidisciplinaire, notamment artistique, psychologique, anthropologique et sociologique, je m'intéresserai aux créations théâtrales et aux mises en scène (productions textuelles et scéniques) qui abordent le sujet du traumatisme de l'enfant causé par la violence faite à leurs mères pendant la dictature espagnole et la Transition. La violence sexualisée a été utilisée en tant qu'arme de guerre et/ou de prise de pouvoir sur le camp adverse. Elle a été passée sous silence pendant des décennies, mais elle a causé un traumatisme transgénérationnel latent. L'enfant, en tant qu'héritier de cette violence niée et oubliée, est à la recherche de réponse sur la genèse de sa conception et de sa naissance, il est le catalyseur de la vérité et du devoir de mémoire. Il révèle son histoire en même temps que celle de son pays. Cette réflexion s'inscrit dans le contexte actuel, dans lequel les concepts de mémoire historique et de théorie de genre se font de plus en plus présents, grâce à la multiplication des interventions sur les violences de genre, les violences sexualisées, par la prise de parole des victimes à travers différents médias, notamment les réseaux sociaux. Comment la présence de l'enfant permet-elle d'amener la réflexion sur les faits et leurs répercussions psychologiques d'abord, sociétale et anthropologique ensuite ? Quel rôle joue la création théâtrale dans la révélation de ce traumatisme, et par quels moyens la mise en scène exacerbe la catharsis ? La figure de l'enfant, mis au centre de la problématique du devoir de mémoire, est utilisée de manière presque surnaturelle dans les productions théâtrales afin de révéler son 'voyage fantasmagorique' complètement assumé ou métaphorique vers la vérité historique. Corpus : Gracia Morales, Como si fuera esta noche ; NN12 Laila Ripoll, Los niños perdidos Raúl Hernández, Todos los que quedan José Ramón Fernández, J'attendrai