Une Présidence de la Commission entre ambitions, limites et réalités de 1985 à 1995
| Auteur / Autrice : | Paul-Antoine Tugayé |
| Direction : | Laurent Warlouzet, Birte Wassenberg |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Histoire de la diplomatie, des relations internationales et des constructions européennes |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2021 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne université |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Histoire moderne et contemporaine (Paris ; 1994-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l'Europe (Aubervilliers, Seine-Saint-Denis ; 2002-....) |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Je propose, pour cette thèse, une étude historique résolument, politique et inter-institutionnelle de la Présidence de la Commission européenne sous Jacques Delors. Mon projet consiste à envisager cette fonction au delà du droit d'initiative conféré à la Commission par les Traités successifs (Traité de Rome en 1957, Acte Unique Européen en 1986 et Traité de Maastricht en 1992). L'influence qu'a eu Jacques Delors en tant que Président s'est exercée dans les échanges avec les acteurs politiques (Chefs d'Etats et de Gouvernements européens et étrangers, députés nationaux et européens, politiques locaux, hauts fonctionnaires), avec les acteurs économiques (PDGs, lobbyistes), avec les acteurs sociaux (syndicats, représentants religieux), avec les médias (journalistes européens et étrangers) Ils les envisagent comme un moyen au service de la mise en oeuvre de son projet politique pour l'Europe. La diversité de ces échanges concoure à l'ouverture informelle des attributions de la Commission. Je propose l'analyse de cette centralité, dans uneperspective historique, à partir d'archives et de témoignages. Plus globalement, j'étudierai le rôle de Jacques Delors dans l'évolution des attributions, compétences et inter-relations des institutions et autres instances de l'Europe. Pour cela, j'analyserai le rapport de Jacques Delors à l'institution qu'il préside et aux autres institutions européennes (Parlement et Conseil Européen). J'envisagerai aussi son rapport à d'autres instances de l'Europe politique comme le Comité des Régions et le Conseil de l'Europe.