Thèse en cours

Apprentissage statistique pour la prévision saisonnière des niveaux piézométriques

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Auteur / Autrice : Houa Bedjil
Direction : Anne Johannet
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : STE-Sciences de l'Eau
Date : Inscription en doctorat le 01/02/2024
Etablissement(s) : IMT Mines Alès
Ecole(s) doctorale(s) : Biodiversité, Agriculture, Alimentation, Environnement, Terre, Eau
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : HSM - Hydrosciences Montpellier
Equipe de recherche : Eau, Ressources, Territoires

Résumé

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Dans le cadre du développement et la pérennisation de ses activités, Imageau fournit des prévisions hydrogéologiques et hydrologiques à plusieurs clients dans son application web EMI. A l'instar de beaucoup de territoires métropolitains, le SDEAU 50 fait face à des problématiques sévères de sécheresses et de manque d'eau. Dans la Manche, les ressources en eau sont tributaires du sous-sol et ne sont donc pas réparties de manière homogène sur l'ensemble du département. Pour optimiser la gestion des ressources en eau du territoire, et notamment les transferts entre bassins, l'évaluation du risque sécheresse doit se faire de manière prédictive. En connaissant ce risque à l'avance, des optimisations de sollicitation des ressources et d'anticipation des crises peuvent alors être réalisées. Jusqu'à environ 3 semaines d'horizon de prévision, les modèles font appel à des approches d'apprentissage qui utilisent des prévisions météo à court terme, et proposent une performance satisfaisante. Au-delà de cette échéance et jusqu'à 90 jours, échéance d'intérêt pour la gestion de la ressource, la qualité des prévisions est dégradée jusqu'à ne plus apporter suffisamment de valeur ajoutée pour les utilisateurs finaux. Cette zone géographique est un premier cas d'étude idéal : • La zone est connue et dispose de nombreuses données, • Le climat est de type océanique, réputé moins variable et moins dépendant à de brefs événements ponctuels que les climats méditerranéen et continental, • La demande du client est forte, en lien avec les enjeux de gestion de la zone. Les méthodes développées sur cette première zone ont vocation à être appliquées à d'autres secteurs géographiques ou à leur être adaptées si la zone cible l'exige. La littérature au sujet des prévisions météorologiques saisonnières est riche mais les performances sont inégales et difficiles à évaluer. En règle générale, les prévisions sont d'assez bonne qualité pour le premier mois, utilisables pour le second et difficile à valoriser au-delà. Toutefois, l'apparition de modèles hybrides (base physique et statistiques) permet d'espérer une amélioration significative des performances, tout comme la correction des biais de modélisation. Cet horizon de prévision est encore trop bref pour atteindre 90 jours, mais les prévisions météorologiques sont couplées à des modèles hydrogéologiques statistiques, qui représentent des systèmes dont l'inertie est grande. Cette inertie peut être perçue comme un gain potentiel en horizon de prévision, même si la dépendance du système à ses conditions initiales décroit fortement avec la durée. C'est donc sur le débiaisage, le traitement et/ou la correction des prévisions saisonnières, couplées à des modèles hydrogéologiques conçus pour les longs horizons de prévision que les travaux se concentreront avec pour objectif la production d'une chaine de modélisation opérationnelle, généralisable autant que possible et présentant une valeur ajoutée significative pour l'utilisateur final.