Valorisation des coproduits de l'exploitation forestière du séquoia sempervirens.
| Auteur / Autrice : | Loïc Latorre |
| Direction : | Bertrand Charrier |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Physique spécialité Physico-chimie des matériaux |
| Date : | Inscription en doctorat le 19/12/2023 |
| Etablissement(s) : | Pau |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale sciences exactes et leurs applications (Pau, Pyrénées Atlantiques ; 1995-) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut des sciences analytiques et de Physico-chimie pour l'Environnement et les Matériaux |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Le séquoia sempervirens est une essence encore peu utilisée en sylviculture. Cette espèce endémique de la Californie présente de fortes capacités d'adaptation tant d'un point de vue pédologique que climatique (minimum 650 mm de pluviométrie par an, pas de température inférieure à -12°C). Le sequoia à feuilles d'if est extrêmement résistant aux agents pathogènes : il n'a pas de parasite connu, son bois est très résistant aux attaques de champignons et d'insectes. Son bois de belle couleur rouge est cependant assez cassant et limite son usage à du bardage extérieur sans traitement ou à des usages de papeterie et de biomasse. Dans son biotope naturel, le séquoia offre une remarquable résistance aux incendies du fait de son écorce épaisse et fibreuse. Cette essence très longévive (jusqu'à 2 000 ans dans son aire d'origine) offre aux sylviculteurs un très grand potentiel de production de biomasse (jusqu'à 30 m³ /ha/an dans les placettes d'essai du FCBA dans le pays basque français) et la capacité à rejeter de souche permet d'envisager une sylviculture dynamique (taillis à courte rotation) ou une sylviculture plus traditionnelle (rotation de 30 ans). Le séquoia pourrait être une alternative ou une possibilité de diversification pour d'autres essences comme le pin maritime ou l'épicéa dont la monoculture a montré des limites tant biologiques (scolytes, processionnaire du pin) que climatiques (dépérissement lors des épisodes de sécheresse, destruction de grandes surfaces boisées lors d'incendies). Afin de promouvoir cette essence, il convient de trouver des voies de valorisation pour les produits et les coproduits de son exploitation. Peu de travaux ont été publiés sur cette espèce, il convient donc de déterminer les extractibles présents dans les différentes parties de cet arbre (écorce, nuds, branches, aiguilles) afin de déterminer la nature des espèces chimiques valorisables après l'exploitation forestière. Le but de ces travaux de recherche est, en utilisant des procédés éprouvés et utilisés dans l'industrie, de déterminer les possibilités d'extraction et les types de molécules d'intérêt (tanins,lignines, terpènes, ) présentes dans les différentes parties du séquoia. Une fois les molécules identifiées, leur application et leur valorisation éventuelle sera étudiée de manière plus approfondie.