La gouvernance altruiste. Une anthropologie des modernisateurs dans une vallée alpine (1824-2023)
| Auteur / Autrice : | Gabriele Orlandi |
| Direction : | Dionigi Albera, Carlo Capello |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Anthropologie |
| Date : | Inscription en doctorat le Soutenance le 05/12/2024 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille en cotutelle avec Université de Turin |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Espaces, Cultures, Sociétés (Aix-en-Provence) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : IDEAS - Institut d'Ethnologie et d'Anthropologie Sociale |
| Jury : | Président / Présidente : Valeria Siniscalchi |
| Examinateurs / Examinatrices : Dionigi Albera, Carlo Capello, Anna Maria Paini, Valérie Feschet, Matteo Aria | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Anna Maria Paini, Matteo Aria |
Mots clés
Résumé
Cette thèse s'appuie sur des données historiques et ethnographiques pour reconstruire la genèse, les significations et les effets des pratiques, des aspirations, des politiques et des mobilisations qui donnent corps à la notion de ''développement local'' dans une vallée des Alpes occidentales italiennes. Par une approche longitudinale, le travail sintéresse aux modalités de construction des initiatives visant à transformer l'économie rurale de ce territoire alpin. En mobilisant l'anthropologie du développement, l'anthropologie des politiques publiques, l'anthropologie des intellectuels et les études critiques sur l'expertise, la recherche interroge les continuités et les oppositions entre une pluralité de pratiques de production de changement dans cet espace social localisé. De plus, elle décrit les profils, les ressources et les positions sociales des acteurs impliqués dans l'amélioration des conditions de vie dans cet espace montagnard. La thèse montre ainsi comment l'attitude altruiste et désintéressée des développeurs se produit dans des configurations sociales qui sont à la fois la condition de possibilité et l'espace de valorisation et de rémunération de ces pratiques désintéressées. Enfin, en pratiquant une perspective décentrée sur les processus de modernisation, ce travail ambitionne à contribuer à repenser les théories de la modernité par une démarche qui, en se situant au plus près des acteurs, devient attentive à la pluralité des récits, des pratiques, des projets et des histoires qui façonnent l'émergence de la modernité.