Shams al-Din Muḥammad b. Ashraf al-Ḥussaini al-Samarqandi et l'émergence d'une théorie générale de l'argumentation
Auteur / Autrice : | Moussa Ndoye |
Direction : | Shahid Rahman |
Type : | Projet de thèse |
Discipline(s) : | Philosophie |
Date : | Inscription en doctorat le 04/12/2023 |
Etablissement(s) : | Université de Lille (2022-....) en cotutelle avec Université Cheikh Anta Diop de Dakar |
Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Lille ; 2006-....) |
Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Savoirs, Textes, langages |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
La théorie de la dialectique dans le monde arabo-musulman se développe indépendamment de la dialectique aristotélicienne. Les intellectuels arabes ont fait un travail considérable très peu connu avec une subtilité remarquable. La science, la théorie de la controverse scientifique a toujours une discussion. Il y a toujours un contexte d'enquête. Dans cette tradition, la science est toujours la plus importante. La variable qui a apporté cette révolution dialectique dans ces domaines du savoir musulman pourrait bien être une phase de « logicisation » des savoirs arabo-musulmans. L'hypothèse des Topiques d'Aristote ou tout autre savoir dialectique grec semble être privilégiée. Plus particulièrement, al-Fārābī aurait joué un rôle de premier abord dans ce sens. Il est le premier qui aurait suggéré le lien le plus étroit entre la logique et l'argumentation. Cependant, Au foyer de toutes les directions où se verse la dialectique arabe, Samarqandi représente une tournure dialectique avec la volonté d'unifier la science et l'argumentation dialectique. On soupçonne, depuis quelques années, l'importance décisive, dans l'uvre de Samarqandi, de la question de la relation entre la logique et la théorie de la connaissance. Ce n'est pas qu'auparavant qu'on a pu tout à fait l'ignorer, puisqu'elle traverse l'uvre entière, qu'elle ne cesse de se poser de toutes les manières possibles et avec insistance de plus en plus marquée dans toutes ses uvres. Mais sans doute ne voit-on pas toujours quel en est l'enjeu précis et on n'a jamais pensé certainement à lui faire l'étude qu'on serait tenté de lui faire aujourd'hui. Ce n'est pas le lieu de retracer ici, même allusivement, une histoire des interprétations de l'uvre de Samarqandi. Il s'agit, néanmoins, de remarquer qu'on n'a jamais été très attentif au travail proprement philosophique de Samarqandi, du moins, quand il concerne, en apparence, autre chose que son rôle dans l'émergence de la nouvelle théorie générale de l'argumentation.