Thèse en cours

Prendre soin des personnes LGBTQI qui consomment des drogues. Les travailleur·ses de la réduction des risques face aux inégalités sociales de santé

FR  |  
EN
AttentionLa soutenance a eu lieu le 05/12/2025. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Soel Real molina
Direction : Gabriel Girard, Gwenola Le naour
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : RECHERCHES BIOMEDICALES Santé publique
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 05/12/2025
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : Recherches Biomédicales
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : SESSTIM - Sciences Economiques & Sociales de la Santé et Traitement de l'Information Médicale
Equipe de recherche : SESSTIM - SanteR.Com - Santé, Territoires et Recherche Communautaire
Jury : Président / Présidente : Maud Simonet
Examinateurs / Examinatrices : Gabriel Girard, Laure Pitti, Jorge Flores-aranda, Elise Marsicano, Gwenaëlle Perrier
Rapporteurs / Rapporteuses : Laure Pitti, Jorge Flores-aranda

Résumé

FR  |  
EN

Les minorités sexuelles et de genre tendent à avoir des consommations de drogues plus importantes et plus diversifiées que les personnes cis hétérosexuelles ; ces pratiques constituent des supports de sociabilité, d’expérimentations et de subjectivations positives en-dehors de l’hétéronormativité, aussi bien qu’une manifestation de stress minoritaire à l’origine de problèmes de santé globale. Dans ce contexte, le cadre actuel de soin reproduit les inégalités sociales de santé qui affectent ces usager·ères : il néglige leurs besoins multidimensionnels, déstructure leurs parcours de santé et entretient les discriminations et violences intersectionnelles à leur encontre – et ce pour des raisons à la fois structurelles, organisationnelles et individuelles. Cependant, des acteur·ices situé·es à l’interface entre communautés et institutions de soin œuvrent à tordre ce cadre à travers des mobilisations interprofessionnelles, des dispositifs expérimentaux et des pratiques infra-politiques. Cette thèse, à la croisée des sciences politiques et de la santé publique, propose d’analyser ces enjeux à une échelle territoriale, en prenant appui sur une enquête ethnographique menée à Marseille (France) de 2021 à 2024. Il en ressort que les trajectoires minorisées, militantes et professionnelles des acteur·ices les conduisent à politiser la santé ; elles les dotent des savoirs situés propices au repérage des besoins des usager·ères LGBTQI et à l’élaboration de réponses à la fois individualisées et holistiques. En cela, ces travailleur·ses apparaissent comme un remède à l’ignorance genrée du système de santé ; néanmoins, leurs caractéristiques sociales et leur positionnement interstitiel les surexposent à l’exploitation. Leurs conditions matérielles de travail sont au cœur de la capacité du système de santé à bien prendre soin des usager·ères minorisé·es – plus encore, le déploiement et la pérennisation de ces approches communautaires et politisées est susceptible de transformer l’intervention médico-sociale dans son ensemble.